<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">
   <title>Global Labour Institute - French</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/" />
   <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.globallabour.info/fr/atom.xml" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2010:/fr//4</id>
   <updated>2010-03-05T15:39:37Z</updated>
   
   <generator uri="http://www.sixapart.com/movabletype/">Movable Type 3.32</generator>

<entry>
   <title>2001</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/2008/11/2001.html" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2008:/fr//4.451</id>
   
   <published>2008-11-14T14:45:26Z</published>
   <updated>2008-11-14T14:50:02Z</updated>
   
   <summary></summary>
   <author>
      <name></name>
      
   </author>
         <category term="Rapports d&apos;Activités" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.globallabour.info/fr/">
      
      <![CDATA[ 
<em><strong>Rapport d’activité 2001</strong></em>



<em>Introduction</em>

Dans la période faisant l’objet de ce rapport (du 1er avril 2001 au 31 mars 2002), la majeure partie des activités du GLI sont  à nouveau celles de son président et celles-ci sont principalement en relation avec "Women in Informal Employment Globalizing and Organizing" (WIEGO) (environ 50%) et avec la Fédération internationale des Associations pour l’Education des Travailleurs (FIAET)(environ 30%). Les quelque 20% restants  du temps de son président ont été consacrés à d’autres organisations en sa qualité de Président du GLI et aux activités du GLI en tant que tel.

Du fait que l’activité consacrée au WIEGO a occupé une importante partie du temps du GLI, le rapport du directeur du programme d’organisation et de représentation du WIEGO (ORP) est joint au présent rapport, comme ce fut le cas l’année dernière, en complément et pour le contexte.

Les principaux résultats du WIEGO ORP depuis ses débuts en mai 2000 ont été les suivants : susciter la prise de conscience dans le mouvement ouvrier en général sur la nécessité d’organiser les travailleuses (et, en fait, tous les travailleurs) de l’économie informelle et sur les acquis existants dans le domaine; apporter son soutien aux efforts d’organisation; renforcer la coopération entre les organisations de femmes, syndicats et autres organisations du mouvement ouvrier actives dans l’ organisation de l’économie informelle; construire des coalitions entre de telles organisations, en particulier en vue de la discussion sur le secteur informel à la Conférence internationale du travail de 2002, et au-delà.

Malgré ces réalisations positives, le président a décidé de démissionner de son poste de directeur de l’ORP (avec effet au 31.12.02) parce qu’il devenait évident que, pour poursuivre cette tâche de manière responsable, cela exigeait pratiquement un engagement à plein temps (quels que soient les arrangements formels de programmation). Une autre exigence était qu’une grande partie de ce temps devrait être consacré à la recherche de fonds et à la gestion du projet.  L’expérience des 18 derniers mois a montré que cela mènerait à une paralysie de toutes les autres activités du GLI.

Le GLI maintient bien entendu son engagement aux objectifs du WIEGO et le président continuera à participer aux activités du WIEGO, mais ce ne sera plus à un niveau de responsabilité en ce qui concerne les projets ou les programmes.

Un certain nombre de développements au sein de la FIAET ont également affecté les activités du GLI. Le Secrétaire général, Jan Mehlum, s’est retiré en décembre 2001. Le CE de la FIAET a été dans l’impossibilité de repourvoir le poste dans l’immédiat et a décidé de nommer un comité de direction intérimaire (CDI composé des trois membres du CE chargé des fonctions du secrétariat jusqu’à la prochaine Conférence générale qui élira un nouveau secrétaire général. La date de la Conférence générale a été avancée d’une année et se tiendra en 2003. Le président est l’un des trois membres du CDI et, en ces circonstances, il a accepté de poursuivre dans sa charge de président de la FIAET jusqu’en 2003.

Du fait des pressions générées par les activités décrites ci-dessus, ce qui peut être considéré comme la base des activités du GLI (engendrer des analyses critiques et des discussions sur la politique et les activités du mouvement ouvrier et des autres mouvements sociaux, débattre des stratégies dans le but de faire progresser les  changements sociaux, développer le site internet du GLI et éditer des publications qui soient le reflet de ces discussions) a dû être remis à plus tard, bien que ces activités aient été poursuivies indirectement dans une certaine mesure par certaines des activités de FIAET et du WIEGO.

Le désengagement progressif du président de ses devoirs administratifs dans les 18 mois à venir devrait faciliter son retour aux priorités de base du GLI dans une mesure plus importante que cela n’a été le cas cette année.



<em>Réunions et publications</em>

Durant la période faisant l’objet du présent rapport (1er avril 2001 au 31 mars 2002), le Président du GLI a participé aux réunions suivantes :

En 2001:

(1) 2 avril: UNIA , première Assemblée des délégués à Berne.

(2) 20 avril: meeting à l’occasion du 20ième anniversaire de Widerspruch à Zürich (Widerspruch (contestation) est une revue qui paraît 4 fois par an, publiée à Zürich; le président est membre de l’Association de patronage).

(3) 28 avril: Amnesty International, section de Genève : réunion à l’occasion du 30ième anniversaire, table ronde de discussion (le président était invité en tant que l’un des membres fondateurs de la section genevoise).

(4) 1er mai: Amnesty International: table ronde de discussion sur les violations des droits humains contre les journalistes et les syndicalistes, Genève.

(5) 12 juin: GFTU Federation News, réunion du conseil de rédaction, Londres.

(6) 28 juin: MOVENDO (Institut d’études sociales de l’Union suisse des syndicats), inauguration, Berne.

(7) 23 août: Cercle d’Olten des socialistes de gauche, colloque: «Globalisation, perspectives d’une contestation», à Genève (contribution: "Anti-mondialisation et syndicats", se trouve sur le site internet du GLI).

(8) 26-27 octobre: LO et le Centre international Olof Palme (OPIC) : réunions sur  le thème "Global Respekt Nu", Halmstad et Göteborg (discours : Globalisering, mänskliga rättigheter, fackliga rättigheter" (Globalisation, droits humains et droits syndicaux), se trouve sur le site internet du GLI).


En 2002 :

(9) 26 janvier : Congrès à l’occasion de la fondation de Syndikat (Syndicat des employés salariés et indépendants des multimedias, Zurich.

(10) 29 janvier : Arbeit und Bildung, Berne : séminaire "Globalisierung, Globalisierungskritik und die Arbeiterbewegung" (La globalisation, la critique de la globalisation et le mouvement ouvrier), Berne (discours : Wie funktioniert die internationale Gewerkschaftsarbeit ? (Comment fonctionne le travail syndical international ?), se trouve sur le site internet du GLI).

(11) 13 février : MOVENDO, réunion préparatoire en vue d’un Cours international, Berne.

(12) 1er mars : ATTAC 74 (Haute-Savoie), conférence : "Mondialisation : comprendre pour agir", Annemasse (se trouve sur le site internet du GLI).

(13) 8-9 mars : retraite-discussion (présidée par Vasco Pedrina, Président du SIB et par Paul Rechsteiner, Président de l’Union syndicale suisse (USS), Rotschuo.

En outre, le président du GLI a participé aux réunions suivantes à des titres divers :


Dans sa capacité de directeur du Programme organisation et représentation du WIEGO :

En 2001 :

(14) 21-22 mai : WIEGO, Réunion sur l’économie informelle en Amérique du Nord, Cambridge MA, USA
.
(15) 9 juin : WIEGO Réunion du Comité du Organization and Representation Program, Genève.

(16) 25-26 septembre: CISL, Groupe de travail sur le travail informel et non protégé, Bruxelles

(17) 3-6 octobre : Comité directeur du WIEGO et Comité du ORP, Institute for Development Studies, Brighton (Royaume-Uni).




(18) 22-23 octobre: WIEGO et le Programme de formation syndicale de l’Université de Harvard: séminaire “Organizing Informal Workers in the Global Economy: Unions, Co-operatives, Advocacy Networks and Emerging Labor Organizations” (L’organisation des travailleurs et travailleuses informel-le-s dans l’économie globale: syndicats, coopératives, réseaux de défense et organisations émergentes), Cambridge, MA, USA

(19) 6-8 novembre : WIEGO/Committee for Asian Women (CAW), atelier régional avec pour thème les travailleuses dans l’économie informelle, Bangkok


En 2002 :

(20) 14 janvier : réunion préparatoire à la réunion internationale du WIEGO/IRENE sur le secteur informel (avec Anneke van Luijken et Wim Sprenger), Amsterdam

(21) 19-20 janvier : réunion générale du WIEGO, Ahmedabad

(22) 14 – 15 mars: CISL, Groupe de travail sur le travail informel et non protégé, Genève

(23) 23 –24 mars: Réunion avec le Comité exécutif du SEWA, Ahmedabad


En sa qualité de président de la Fédération internationale des associations pour l’éducation des travailleurs (FIAET) :

En 2001 :

(24) 2-5 mai : séminaire Euro-WEA et réunion CE, Madrid

(25) 10-12 mai : réunion annuelle des délégués WEA, Manchester (discours non publié)

(26) 13-15 mai :General Federation of Trade Unions, conférence biennale, Torquay (discours non publié)

(27) 22-23 septembre : réunion du CE de l’Euro-WEA, Malte

(28) 16-20 octobre : La formation des travailleurs du secteur informel en Zambie (séminaire organisé conjointement avec le WEAZ et le WEA (Angleterre et Ecosse), avec la participation du WIEGO et de la FIAET, Lusaka (discours non publié)

(29) 18-21 novembre : réunion du CE de la FIAET EC, Silver Spring, MD, USA



En 2002 :

(30) 11-13 janvier : réunion du comité de direction intérimaire de la FIAET, Oslo

(31) 8-9 février : réunion du CE de l’Euro-WEA, Prague

(32) 11 février : Verein Wiener Volksbildung (Association viennoise pour l’éducation populaire), Assemblée générale, Vienne

(33) 16-18 mars : réunions des CE de la FIAET et de SOLIDAR, ainsi que de Global Network, Séville


En sa qualité de membre du Conseil d’administration de l’Institut Universitaire d’Etudes du Développement (IUED) : réunions du Conseil : le 4 juillet et le 5 décembre (2002).

En sa qualité de membre du Conseil  du Collège du Travail (Genève) : réunions du Conseil : le 30 mai, le 11 décembre (2001), le 11 mars (2002).

DG est également membre du comité de rédaction qui prépare une autobiographie (histoire orale) de Pierre Schmid, ancien secrétaire national de Fédération suisse des travailleurs des métaux et de l’horlogerie (également secrétaire de la section genevoise et président des Jeunesses socialistes à Genève dans les années 60).

En sa qualité de membre du Conseil d’administration de SOLIFONDS (Fondation de solidarité des syndicats suisses) : réunions du Conseil : le 25 avril (Berne), le 13 novembre (Zurich).

Les publications éditées durant la période du présent rapport dont le président du GLI est l’auteur ou le co-auteur, en supplément de celles mentionnées plus haut, sont les suivantes :

"Propositions on Trade Unions and Informal Employment in Times of Globalisation" (Propositions au sujet des syndicats et de l’emploi informel au temps de la globalisation) dans Antipode, vol. 33, No. 3, édition spéciale : "Space, Place and the New Labour Internationalisms" (Espace et lieux des nouveaux internationalismes syndicaux), Blackwell, Oxford et Malden, novembre 2001

"… ich habe das Gefühl, dass ich annährend das Maximale geleistet habe, wozu ich fähig war in dieser Zeit, mit diesen Mitteln"; interview avec Peter Rütters sur la période de DG à l’UITA (1960-1997) : publié par la Fondation Friedrich-Ebert, Bonn 2001 (en allemand seulement).

"Über den Sozialismus", version allemande de la réponse de DG à Christoph Blocher (cf rapport annuel 2000-2001), dans PS (Zürich), 26 avril 2001.



<em>Projets, réseaux, con</em>tacts

Protection de l’action de solidarité: Paul Germanotta a mené à terme les préparatifs de la publication de sa brochure : "Protecting Worker Solidarity Action : A critique of International Labour Law" (Protéger l’action de solidarité des travailleurs: une critique du droit international du travail). (Note : la brochure a été publiée en juin 2002, en publication conjointe de l’Institute for Employment Rights (GB) et du GLI).

Démocratie industrielle : Werner Thönnessen a permis d’établir le contact avec Fritz Vilmar, ancien économiste de l’IG Metall et actuel professeur d’économie à l’ Université libre de Berlin. Fritz Vilmar est un expert en démocratie économique et a récemment écrit un essai sur le sujet : Wirtschaftsdemokratie (Démocratie économique) (se trouve sur le site du GLI, en allemand seulement). Une version résumée paraîtra plus tard dans l’année dans Widerspruch (Zürich) (cf ci-dessus, réunions). DG est en train d’examiner la possibilité d’organiser un séminaire international sur la démocratie industrielle, peut-être dans le cadre des activités de la FIAET.

Site internet de l’histoire du mouvement ouvrier : Gavin MacFadyen a repris son travail sur le projet et a accédé à de nouvelles sources de financement.


<em>Organes de direction</em>

A la suite de discussions entre Aidan White, Claus Larsen-Jensen et le président, le Conseil de fondation du GLI, à sa réunion du 8 septembre 2001, a accepté, à regret leur démission du Conseil de fondation tout en exprimant sa satisfaction de leur entrée au Conseil consultatif. Le Conseil de fondation a également exprimé la bienvenue à Alana Dave (FIAET et, depuis juillet 2002, responsable de l’éducation de l’ITF). La composition actuelle du Conseil de fondation et du Conseil consultatif est donnée en annexe.

<em>Secrétariat</em>

Jeanne Schneuwly a continué à travailler à temps partiel en qualité d’assistante administrative.

Comme par le passé, Oscar et Nora Payuyo demeurent responsables du nettoyage des locaux et de l’entretien.

Le GLI a loué un espace supplémentaire de stockage, partagé avec trois autres co-locataires. Ce local se trouve dans un garage souterrain à la rue de la Servette 34, où seront entreposés les périodiques et les revues qui font partie de la bibliothèque du GLI. Cet espace devra devenir un lieu où il sera possible de consulter les publications de manière confortable. L’espace ainsi libéré à l’avenue Wendt deviendra disponible à l’expansion de la bibliothèque et des dossiers du GLI.


<em>Rapport financier et admi</em>nistration

Mme Mariane Grobet-Wellner s’est occupée de la comptabilité du GLI durant la période du présent rapport. Les comptes ont été révisés, tout comme l’année dernière, par M. J.J. Mermier (CIFISOR S.A.). Sont joint au présent rapport le compte de pertes et profits et le bilan pour 2001.

Les comptes pertes/profits et le bilan 2001 sont donnés en annexe. A relever un excédent de produits substantiels pour l’exercice 2001.

<a href="http://www.globallabour.info/fr/GLIB02%28pertes%2Cprofits%2C%20bilanO1%29.doc">Download file</a>


]]>
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>2000</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/2008/11/2000.html" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2008:/fr//4.452</id>
   
   <published>2008-11-14T14:51:58Z</published>
   <updated>2008-11-14T15:01:11Z</updated>
   
   <summary></summary>
   <author>
      <name></name>
      
   </author>
         <category term="Rapports d&apos;Activités" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.globallabour.info/fr/">
      
      <![CDATA[<strong>GLOBAL LABOUR INSTITUTE</strong>


<em><strong>Rapport d’activités 2000</strong></em>


<em>Introduction</em>

Le présent rapport couvre la période du 1er avril  2000 au 31 mars 2001. Durant ce laps de temps le projet WIEGO est devenu un secteur d’activité important et qui continue son expansion. Les deux autres secteurs d’activité du GLI, par sa Présidence, ont été d’une part la Fédération internationale des associations pour l’éducation des travailleurs (FIAET) (en tant que président) et d’autre part, les organisations syndicales suisses (en tant que consultant essentiellement). D’autres projets ont dû être remis à plus tard et ne pourront être lancés ou repris que dans la mesure où le GLI l s’en donne les moyens.

Le site internet du GLI est en fonction depuis septembre dernier. Il contient un grand nombre d’informations, d’études et de présentations en relation avec les intérêts du mouvement syndical, du matériel historique, etc. Sa conceptrice, Mary Sayer, continue à y travailler selon le temps qu’elle et le président peuvent y consacrer.

Paul Germanotta a également contribué de manière importante au travail du GLI avec son étude sur l’action solidaire qui est maintenant terminée.


<em>Réunions et publications</em>

Au cours de la période faisant l’objet du présent rapport, le Président du GLI a participé aux réunions cités ci-dessous :

En 2000 :

(1) 	5 avril : Réunion du Conseil d’administration d’ Antipode, Pittsburgh

(2)	15 avril : Cours pour la jeunesse du Syndicat de la construction et de l’industrie (SIB) « Internet et le travail des syndicats au plan international », Zürich (conférence sur ce thème, en allemand - non publié)

(3)   25 avril : FGTB Liège-Huy-Waremme. Colloque : « De la PMEisation aux multinationales : Quelle action syndicale dans les entreprises ? », Liège, (conférence : Le mouvement syndical face à la mondialisation -  non publié)

(4)	1er mai : Comité du 1er mai. Thoune : Discours du 1er mai (en allemand - non publié)

(5)	9 mai : SABZ/CEO, Réunion préparatoire, Institut syndical, Berne

(6)	18 mai : Union syndicale d’Argovie, réunion annuelle, Gränichen
(conférence : La solidarité internationale : Les syndicats dans un monde globalisé
(en allemand - non publié)

(7) 	21-23 mai : Women in Informal Employment Globalizing and Organizing (WIEGO): 2ème rencontre annuelle, Cambridge MA, US, (conférence : Organisation et représentation dans l’économie informelle - en anglais - non publié)

(8)	24 mai : Séminaire : Dialogue sur les organisations du secteur informel – Développement d’un nouveau calendrier de recherche (Department of Urban Studies and Planning, MIT and WIEGO), Cambridge MA,US

(9) 25-26 mai : Séminaire : Repenser le secteur informel : dialogue entre les concepteurs/penseurs (universitaires) et les militants (Radcliffe Public Policy Center and  WIEGO), Cambridge MA,US

(10) 	29 mai : SABZ/CEO : Réunion préparatoire, Institut syndical, Berne

(11)	5 juin : Réunion du Conseil de fondation du GLI, Genève

(12)	10 juin : Centre international pour les droits syndicaux (ICTUR), réunion annuelle, Genève

(13) 	19-22 juin : International Restructuring Education Network (IRENE), Conférence : « Organisation des travailleuses dans le secteur informel : Initiatives et alternatives à l’emploi indépendant », Mühlheim, Allemagne

(14) 	27-30 juin : Evénement de Self Employed Women’s Association (SEWA), conference de presse, groupes de discussion, OIT, Genève

(15)	29 juin : Institut de recherche pour le développement social des Nations Unies (UNRISD), conférence : « Mains visibles : La prise de responsabilité en matière de travail social » (participation à un groupe de discussion sur « La régularisation du Big Business (commerce multinational) », présentation sur le thème : « Responsabilité sociale des entreprises, syndicats et ONG » - en anglais - non publié)

(16) 	29-31 août : Célébration du 20ème anniversaire de NSZZ Solidarnosc, Gdansk

(17)	5-8 septembre : Visite à l’Union Marocaine du Travail (UMT), Casablanca 	

(18)	7 septembre : CISL : Réunion de la francophonie syndicale, Casablanca

(19) 	30 octobre – 3 novembre : 12ème conférence régionale de l’UITA pour l’Amérique latine, Cordoba, Argentine

(20)	25 novembre : Centre international pour les droits syndicaux et Institut pour les droits de l’emploi : Conférence : « Globalisation, normes internationales du travail et droits syndicaux pour le nouveau millénaire », Londres (présentation sur le thème d’une perspective internationale sur les droits du travail – en anglais - non publié)

(21) 	3-4 décembre : Programme d’organisation et de représentation du WIEGO, réunion du groupe consultatif, Genève



En 2001 :

(22)	8-13 janvier : Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ) : Session de perfectionnement du Bureau de la FTQ, Lac-à-l’Eau-Claire, Québec (conférence : « L’ordre du jour syndical face à la mondialisation – sur le site du GLI)

(23)	26 janvier : ATTAC, Conférence internationale « L’Autre Davos » (Atelier : Mondialisation du capital et ses implications pour les organisations syndicales : vers un nouvel internationalisme syndical), Zürich (conférence sur le thème – en allemand - non publié)

(24)	13-16 février : 10ème conférence de la région Asie et Pacifique, Manille (conférence sur le thème « Renouvellement et efficacité des syndicats dans les conditions de la globalisation » - en anglais - non publié)
 
(25) 	9-10 mars : Réflexions/discussions (présidées par Vasco Pedrina, Président du Syndicat de la construction et de l’industrie (SIB) et par Paul Rechsteiner, Président de l’Union suisse des syndicats (USS), Rotschuo


En complément à ces réunions, le président du GLI a participé à d’autres manifestations à des titres divers :

En sa qualité de président de la Fédération internationale des associations d’éducation des travailleurs (FIAET) :

En 2000 :

(26)	5 mai : Comité exécutif de Euro-WEA, Paris

(27)	16-18 juin : Comité exécutif de Euro-WEA, assemblée générale annuelle et séminaire : « L’éducation des travailleurs-euses et la société civile », Budapest (présentation : « La société civile – un territoire contesté » - en anglais - sur le site du GLI)

(28)	14-16 juillet : Association Club Mohamed Ali de la Culture Ouvrière (ACMACO), 7ème Université d’été : « Les défis sociaux dans la zone euro-méditerranéenne », Gammarth (conférence : « Mondialisation et mouvement ouvrier : impacts subis, ripostes engagées » - non publié)

(29) 	10 août : Réunion avec l’exécutif de ABF, Stockholm

(30)	22-26 août : Comité exécutif de la FIAET et 18ème Conférence générale, Helsinki

(31)	15-16 octobre : Comité exécutif de Euro-WEA, Sofia

(32)	21 octobre : Fondazzjoni Guze’ Ellul Mercer : Reggie Miller Seminar, Malta (conférence sur le thème de la coopération syndicale – en anglais - non publié)

(33) 	18-22 novembre :Séminaire de la FIAET/Euro-WEA : « L’éducation des travailleurs-euses dans un monde globalisé », George Meany Center, Silver Springs, Maryland (conférence  sur  « Présentation de la FIAET et plans d’actions futures » - en anglais - non publié)

En 2001 :

(34) 	Comité exécutif de Euro-WEA, Londres

(35)	17 février : Séminaire conjoint de Labor Education and Research Network (LEARN) et FIAET: “L’enjeu de la globalisation pour les syndicats, Manille (conférence en relation avec le thème, publiée dans Workers’ Education,  mai 2001)

(36)	24-25 février : Comité exécutif en anglais de la FIAET, Dublin


En tant que membre du Conseil de fondation de l’Institut Universitaire d’Etudes du Développement (IUED) : réunions du conseil : 12 avril, 5 juillet, 24 octobre, 6 décembre 2000.

En sa qualité de membre du Conseil de fondation du Collège du Travail, Genève : réunions du conseil : 29 septembre, 15 décembre 2000.

Le 18 octobre 2000, l’Union Syndicale Suisse (USS) a demandé au président du GLI de la représenter au conseil de fondation de Solifonds. C’est à ce titre qu’il a participé à la réunion du conseil de fondation du 4 novembre 2000. SOLIFONDS est l’organisation de solidarité du mouvement ouvrier suisse qui soutient des projets à court terme et qui intervient en cas d’urgence en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Son conseil (15 membres) est composé de représentants de l’USS, du Parti socialiste et de 12 ONG de solidarité. 

En 2000, l’USS a décidé de créer un Institut syndical destiné à la formation première et à la formation continue. Il a été demandé au président du GLI de  participer à un groupe de travail pour y développer des propositions en vue d’établir un cursus international  et des contacts avec des institutions similaires dans d’autres pays. Le groupe s’est réuni deux fois (voir ci-dessus). L’institut a depuis lors été créé et le président du GLI a été invité à donner une conférence sur le thème du syndicalisme international en avril 2002.

Les publications faites durant la période faisant l’objet du présent rapport dont le président du GLI est l’auteur - en complément de ceux mentionnés ci-dessus – sont les suivantes :

«Globalización y política del sindicalismo », dans : Imaginación democrática y globalización”, publié par José M. Roca, Ediciones Catarata, Madrid 2001 (visible sur le site du GLI).

« Trade Unions and NGOs : A Necessary Partnership for Social Development », Civil Society and Social Movements Programme Paper Nr. 1, UNRISD, Genève, 31 p., juin 2000 (disponible comme publication papier du GLI et visible sur le site du GLI)
 « Qu’est-ce que le socialisme ? » - Réponse à Christoph Blocher ». Cela est une réponse au chef de l’Union Démocratique du Centre, représentant l’aile droite dans la politique suisse. L’année dernière, Blocher a fait distribuer un pamphlet (320 000 exemplaires dans les trois langues nationales) intitulé « Liberté plutôt que socialisme » dans lequel il soutient que, compte tenu de leur lien commun avec l’Etat, socialisme, nazisme et communisme sont intimement liés et représentent des variantes d’une même idéologie. Il n’est pas surprenant que ce pamphlet abonde en distorsions grotesques et en contre-vérités. En l’absence d’une réaction significative de la Gauche, le président du GLI a écrit une réponse qui a tout d’abord été publiée dans l’édition du 13 décembre 2000 de l’hebdomadaire socialiste indépendant Domaine Public à Lausanne, puis distribuée et encartée dans le quotidien Le Temps (Genève) dont les ventes atteignent 52 000 exemplaires (Le Temps avait aussi distribué le pamphlet de Blocher). Une traduction en allemand a été publiée le 26 avril 2001 dans P.S., l’hebdomadaire du Parti socialiste de Zurich (8’500  exemplaires). Les deux versions, française et allemande, sont visibles sur le site du GLI (sous « Helvétiques » en français et « Helvetica » en allemand). Les réactions de la presse (en français et en allemand), ainsi que la réplique hostile d’un historien communiste (en français) peuvent être lues sur le site de Domaine Public : http://www.domainepublic.ch.


<em>Service de conseil, réseaux</em>

Le président du GLI a travaillé à l’affiliation de UNIA, le syndicat suisse des services, à l’UITA pour son appartenance au secteur de l’hôtellerie et des restaurants. UNIA a été créé de manière conjointe par le SIB (construction et industrie) et la FTMH (métaux) pour organiser la syndicalisation du secteur des services (distribution et catering) où le taux de participation est très bas. C’est le seul syndicat au sein de l’USS dont les effectifs sont en augmentation.

Le GLI est affilié à la FIAET (dès ses débuts) et le président du GLI en a été le président depuis 1992, alors qu’il était à cette époque-là Secrétaire général de l’UITA. Lors du comité exécutif de la FIAET en février dernier à Dublin, il a indiqué qu’il désirait se retirer de la présidence à partir de la réunion du Comité exécutif de 2002 afin de faciliter cette transition vers une nouvelle direction à la prochaine Conférence générale en 2004 et  il espère ainsi devenir plus disponible pour les projets du GLI (tel que le programme WIEGO).

Le président du GLI continue son activité au sein du conseil de la rédaction d’Antipode (voir le rapport d’activités 1999).


<em>Projets réalisés en 2000</em>

Projet de solidarité internationale. Paul Germanotta a terminé son étude sur le statut et les conditions des grèves de solidarité (voir le rapport d’activités 1999). Le manuscrit (approximativement 59 000 mots ou 170 pages) est intitulé :  Protecting Worker Solidarity Action : The need for Inspired Imagination Within the International Labor Organization (Action solidaire en faveur de la protection des travailleurs-euses (protéger la solidarité des travailleurs-euses) : le besoin d’imagination inspirée dans l’Organisation Internationale du Travail). Il est disponible pour les membres du GLI sur demande sous forme d’imprimé sur ordinateur (en anglais). Il semble maintenant qu’il ne sera pas publié par l’OIT/ACTRAV qui l’a commandé, du moins pas avant 2002. Toutefois l’Institut pour les droits de l’emploi (Institute of Employment Rights) à Londres a indiqué son intérêt pour la publication d’une version plus courte (env. 16 000 mots) conjointement au GLI. Cette publication est en préparation.

Paul Germanotta a également co-signé un article avec Tonia Novitz (Université de Bristol) : « Globalisation and the Right to Strike : The Case for European-Level Protection of Secondary Action» à paraître dans International Journal of Comparative Labour Law and Industrial Relations.

Site internet du GLI. Le site du GLI est maintenant en fonction (http://www.global-labour.org). Il contient des pages en anglais, français, allemand, espagnol et en langues scandinaves, avec une information de base sur le GLI (déclaration de mandat, les membres du conseil d’administration et du conseil consultatif, rapports annuels/, les publications du GLI dans la langue originale, des contributions extérieures, des liens avec d’autres sites internent (organisations syndicales, WIEGO, etc.), références des fonds, le texte complet du livre d’Edo Fimmen « Labour’s Alternative » avec une introduction du président du GLI et une de Sigvard Nyström, ancien président de l’UITA. Mary Sayer (Manchester), en collaboration avec le GLI poursuit la maintenance du site.


<em>Projets en cours</em>

Programme d’organisation et de représentation (ORP) du WIEGO : En mai 2000 le comité de direction du WIEGO a nommé le président du GLI coordinateur du Programme d’organisation et de représentation. Son premier rapport d’activité au comité de direction du WIEGO est joint au présent rapport. Son rôle principal durant cette période a été le suivant :

(1) 	contribuer à donner une direction et des objectifs clairs pour le programme ; 
(2)	identifier les organisation existant dans différents pays ;
(3)	assister le WIEGO pour faire reconnaître et accepter l’ORP par les SPI et la CISL  en vue d’une éventuelle collaboration ;
(4)	maintenir des relations avec les départements de l’OIT utiles à cette démarche.
(5)	organiser les réunions du groupe consultatif de l’ORP.

Site internet de l’Histoire du mouvement ouvrier. Le travail sur ce projet est momentanément suspendu.


<em>Projets futurs</em>

Les projets mentionnés dans le dernier rapport d’activité (livre sur le mouvement ouvrier international, brochure sur l’avenir du mouvement ouvrier, histoire de l’UITA en Asie 1961-1991) n’on pas progressé soit par manque de temps soit par manque de financement, ou à cause des deux.

Il apparaît que les perspectives pour 2001-2002 soient la continuation des projets en cours de réalisation.



<em>Conseil consultatif</em>

Il  n’y a eu aucun changement dans le Conseil consultatif durant la période du présent rapport.


<em>Conseil de fondation</em>

Aidan White a exprimé ses regrets de n’avoir pu participer ni aux réunions du Conseil d’administration ni aux activités du GLI et a été d’accord de devenir membre du Conseil consultatif et de se retirer du Conseil d’administration.


<em>Secrétariat</em>

Jeanne Schneuwly a continué sa collaboration en tant qu’assistante administrative (3 jours par semaine), en apportant son assistance au projet du WIEGO et au travail du bureau de l’institut en général, ce qui inclut l’enregistrement de la bibliothèque du GLI sur un programme Excel. Plus de la moitié de cette tâche a déjà été effectuée.

Comme par le passé, Oscar et Nora Payuyo ont continué à être responsables du nettoyage et de la maintenance.

La correspondance est demeurée à peu près au même niveau que durant la période précédente (env. 60 lettres envoyées par mois en moyenne).


<em>Rapport financier et Administrtion</em>

Mme Mariane Grobet-Wellner a tenu la comptabilité du GLI durant la période objet du rapport. Les compte 2000 seront vérifiés plus tard dans l’année par M. J.J. Mermier (CIFISOR S.A.). Le compte de recettes et dépenses ainsi que le bilan pour 2000 sont joints au présent rapport.


<a href="http://www.globallabour.info/fr/GLIB01%28pertes%2Cprofits%2C%20bilan00%29.doc">Download file</a>







31 août 2001

]]>
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>1999</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/2008/11/1999.html" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2008:/fr//4.453</id>
   
   <published>2008-11-14T15:03:26Z</published>
   <updated>2008-11-14T15:14:19Z</updated>
   
   <summary></summary>
   <author>
      <name></name>
      
   </author>
         <category term="Rapports d&apos;Activités" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.globallabour.info/fr/">
      
      <![CDATA[
<strong>GLOBAL LABOUR INSTITUTE</strong>

<em><strong>Rapport d'activité 1999</strong></em>


<em>Introduction</em>

Le présent rapport couvre la période du 1er avril 1999 au 31 mars 2000. Durant cette période, l’événement notoire a été l’échec - début décembre - des pourparlers du “millenium round” de l’OMC à Seattle. Les manifestations de Seattle ont montré la profondeur, la diversité et le potentiel de la force de résistance populaire capable d’affronter la domination du capital transnational à un niveau global. Elles ont aussi illustré le pouvoir de la stratégie des alliances proposée par le GLI dès ses débuts.

Durant l’année écoulée, le travail du GLI s’est focalisé sur deux thèmes. Le premier était l’exploration du potentiel de coopération entre les syndicats et ONGs (mouvements citoyens), justement en vue de la création de coalitions. Le second était l’organisation en syndicats des travailleurs-euses du secteur informel, ce qui implique aussi la coopération avec des ONG dans un environnement difficile et complexe. Aujourd’hui, le secteur informel représente une majorité de la classe ouvrière à l'échelle mondiale et de son organisation dépend par conséquent l’avenir du mouvement ouvrier. Ce n’est pas un hasard que ces thèmes sont maintenant devenus prioritaires pour le GLI: c'est un indice de son contact proche avec les questions sociales actuelles et de sa capacité à développer des stratégies aptes à faire avancer 
les luttes du monde du travail.


<em>Rencontres et publications</em>

Durant la période sous considération, le président du GLI a participé aux réunions citées ci-dessous :


En 1999 :

(1) 15-16 avril: Conférence du Comité de Liaison des ONG de développement auprès de l’Union Européenne : ”L’évolution du rôle des ONG dans le développement”, Bruxelles (Intervention : Relations entre syndicats et ONG - non publié)

(2) 26-28 avril: Centre Catholique International de Genève, Séminaire: “Les impacts de la mondialisation sur les emplois, les revenus et les pauvretés”, Genève (Intervention: Le syndicalisme dans la mondialisation - non publié)

(3) 8 juin: Réunion du Comité de fondation du GLI, Genève

(4) 1 septembre: Transport & General Workers’ Union (T&GWU), Séminaire: Globalisation et développement, Eastbourne

(5) 22 septembre: Comité d’Information sur les Questions Sociales en Chine, (réunion constitutive), Bruxelles

(6) 4 octobre: UITA/BIT. Séminaire sur la politique syndicale internationale”, Turin (intervention “International Trade Unionism and Globalization”, non publié)

(7) 8 octobre: Œuvre Suisse d’Entraide Ouvrière: Conférence “La solidarité internationale dans une perspective politique et syndicale”, Genève (Intervention en rapport avec le thème, non publié)

(8) 18-22 octobre: Colloque international sur l'organisation des travailleurs du secteur non structuré: "Les syndicats et le secteur informel: pour une stratégie globale", BIT, Genève (Document du WIEGO: Notes sur “Trade Unions and the Informal Sector”, - publication du GLI)

(9) Syndicat interprofessionnel des Travailleurs (SIT)/Espace Femmes International (EFI)/SOLIFONDS: Réunion avec Maria Rhie Chol Soon, Conseillère, Syndicat coréen des travailleuses (KWTU), Genève.

(10) 29 novembre - 3 décembre : T&GWU: Cours de formation pour délégués d'entreprise: Globalisation and International Development in Food and Agriculture, Eastbourne (introduction à une discussion sur l’action du syndicalisme international, non publié)

(11) 3 -5 décembre : Comité de liaison finlandais des ONG de développement et Centre finlandais de la Coopération au Développement (KEPA), Citizen’s Agenda 2000 Forum, Tampere (Intervention: "Labour Rights in the Trade Policy of the EU" (publication GLI)

(12) 8 - 9 décembre: BIT/WIEGO Séminaire sur les problèmes sociaux des femmes dans l'économie informelle, BIT, Genève

(13) 14-17 décembre: CISL/Union Syndicale de Géorgie: Séminaire préparatoire à la Conférence sur la dimension sociale, Tbilissi (intervention sur le syndicalisme international, non publiée)


En 2000 :

(14) 28-29 janvier: USS/CEO/SOLIFONDS : Séminaire: Stratégies syndicales sur l'OMC et le développement, Zurich (intervention (en allemand), non publiée)

(15) 10-11 mars: Retraite de discussion (présidée par Vasco Pedrina, Paul Rechsteiner), Rotschuo

(16) 13 mars: IRENE/Comisió Obrera Nacional de Catalunya: Séminaire: La solidarité internationale et la globalisation - quel est le rôle du syndicat?, Barcelone (intervention en rapport avec le thème, non publiée)

(17) 31 mars: Institut des Nations Unies pour le Développement Social (UNRISD) Séminaire Genève 2000: The Role of Civil Society in Policy Formulation and Service Provision, New York (intervention: Organized Labor and Social Development - non publiée)


En plus de ces réunions, le président du GLI a participé aux rencontres suivantes à des titres divers :

En sa qualité de président de la Fédération internationale des Associations d'éducation des Travailleurs (FIAET):

En 1999 :

(18) 3-4 mai: Euro-Japan Institute for Law and Business, Conference: Multinational Enterprises and the Social Challenges of the XXIst. Century, Louvain.

(19) 14-16 mai: Workers’ Education Association (England and Scotland), Conférence annuelle, Portsmouth (intervention publiée dans WEA Sunday Reporter (journal de la conférence)

(20) 17-19 juin: Comité exécutif de la FIAET, Réunion générale annuelle de la Euro-FIAET, Conférence du ABF “Ordet Fritt”, Luleå

(21) 23-25 juillet: Association Club Mohamed Ali de la Culture Ouvrière (ACMACO), 6ème Université d’été : “Emploi et Droits Sociaux dans la Zone Euro-Méditerranéenne”, Gammarth (intervention sur les syndicats et le secteur informel, non publiée)

(22) 24 septembre: Comité exécutif de la Euro-FIAET, Bruxelles

(23) 25-27 octobre: Primer Encuentro Regional para América Latina de FIAET : “Education des travailleurs-euses et droits fondamentaux du travail dans un contexte de globalisation”, Lima (intervention sur le mouvement ouvrier international et la globalisation, non publiée)


En 2000 :

(24) 15-19 janvier: Comité exécutif de la FIAET et Réunion d'évaluation des cercles d'étude internationaux de la FIAET, Manchester.

(25) 1-2 février: Réunion FIOM/FIAET sur le projet d'action Magna, Genève

(26) 25-26 février: Comité exécutif Euro-FIAET, Vienne


En sa qualité de membre du conseil d’administration de l’Institut Universitaire d’Etudes du Développement (IUED):

Réunions du Conseil: 28 avril et 7 juillet 1999, 29 mars 2000 (à Genève)


En sa qualité de membre du conseil d'administration du Collège du Travail, Genève :

Réunions du Conseil: 23 avril et 26 novembre 1999 (à Genève)

Publications durant la période sous considération, en plus de celles mentionnées plus haut :

“Trade Unions and NGOs in Social Development - a Necessary Partnership” (pour l'UNRISD, édité comme publication du GLI, par la suite, sera édité par UNRISD avec d’autres contributions, en préparation au “Geneva 2000 Social Summit).

“Réinventer la politique du mouvement syndical” a été publié par ATTAC avec d’autres contributions parues sous le titre “Contre la dictature des marchés” (Paris, 1999)

“Die Rolle der Politik in der Globalisierung” a été publié par l'ÖGB dans une anthologie intitulée “Alternativen zum Neoliberalismus” (Vienne, 1999)

“EU Enlargement in the Context of Globalization : Problems of Political Society” a été publié par Österreichische Forschungsstiftung für Entwicklungshilfe pour le compte de la Plateforme autrichienne des ONG de développement dans l'UE, dans une anthologie intitulée “The Enlargement of the EU and the Role of the NGOs”, (Vienne, 2000)

Un article sur le GLI paru dans ”Le Nouvel Observateur” (Paris), N° 1834 (30 décembre 1999 - 5 janvier 2000).


<em>Consultance, réseaux</em>

Durant la période considérée, le président du GLI a assisté les organisations suivantes:

Fédération HORIA, Roumanie (questions organisationnelles)
Syndicat de l’industrie et du bâtiment (GBI/SIB), Suisse (activités internationales)

Le président du GLI a participé à la constitution de ACTARES, une association suisse d’actionnaires en faveur de l’économie durable (une émanation de CANES, l’association des actionnaires de Nestlé). Il continue à siéger au comité de rédaction d’Antipode, une revue de gauche de géographie (UK/US).


<em>Projets menés à terme en 19</em>99

Syndicats et ONGs. Le président du GLI a participé à l’élaboration d’un document d’enquête et de prise de position sur la coopération entre syndicats (sur les plans national et international) avec les ONG, sur la demande de la Division du développement social du Département du Développement international du Royaume-Uni (par l'intermédiaire de l'Euro-FIAET). Ce travail est par la suite devenu la base d’une étude sur le même sujet à la demande de UNRISD (voir ci-dessus). La coopération avec UNRISD continue.

T&GWU. En 1999 la fédération britannique Transport and General Workers’ Union a mis en place un programme de formation destiné à ses membres sur l'activité du syndicalisme international, en coopération avec la FIAET et plusieurs SPI. Le président du GLI a participé à la préparation du programme et à sa première étape (Globalisation et développement international dans l'alimentation et ‘agriculture).


<em>Projets en cours</em>

Site Internet du GLI. Un site Internet du GLI est en préparation et sera introduit sur le net selon la dénomination suivante (site enregistré): http://www.global-labour.org. Mary Sayer à Manchester travaille bénévolement à la mise en place de ce site mais a été retardée par d'autres travaux. Le travail préparatoire étant pratiquement terminé, nous pensons que le site sera opérationnel dès le mois de mai. Au départ il contiendra des pages d’information de base sur le GLI (objectifs, membres du conseil d'administration et du conseil consultatif, rapports annuels) en anglais, français, allemand, espagnol et en langues scandinaves. On y trouvera aussi les publications du GLI dans leur langue originale, des liens avec d’autres sites du mouvement ouvrier international, des références, des sources et le texte complet (en anglais) du livre d’Edo Fimmen “Labour's Alternative” (saisi par une collaboratrice bénévole) avec une introduction par le président du GLI.

Site "Histoire du Mouvement Ouvrier". Ce site est en cours de réalisation (par Gavin MacFadyen, Londres). Une partie sur Industrial Workers of the World (IWW) est bientôt terminée, et une autre partie sur le Japon a été commencée. Au départ elle contiendra le livre de Sen Katayama “The Labour Movement in Japan” (publié à l’origine par Charles H. Kerr, Chicago, 1918). Nous espérons pouvoir l’introduire sur le net cette année (il peut être consulté à: http://www.poptel.org.uk/labourhistory/union/menu.htm dans sa forme actuelle provisoire).
Actions de solidarité internationales. Ce projet, soutenu par le BIT et dont le responsable est Paul Germanotta, consiste en un rapport sur les obstacles (légaux et contractuels) à l’exercice du droit de grève sur les questions de solidarité internationales dans un nombre représentatif de pays. Ce rapport décrira aussi quelles sont les actions que les syndicats mènent pour surmonter les obstacles légaux existants et quel genre d’actions solidaires sont menées lorsque ces droits existent ou en l’absence de tels droits. Commencé en 1999, le projet devait être terminé en décembre; une demande a été faite pour le prolonger jusqu’à la fin de l’année. A ce jour il existe des rapports sur: l'Afrique du Sud, l’Australie, la Belgique, le Canada, la Corée du Sud, la France, l’Irlande, Israel, l’Italie, le Japon, la Suède et l’Uruguay. Des rapports sur l’Allemagne, le Danemark, l’Espagne, les Etats-Unis et le Royaume-Uni restent à compléter. D'autres rapports sont en cours.

WIEGO: Programme d'organisation et de représentation. WIEGO (Women in Informal Employment Globalizing and Organizing - un réseau de personnes et d'organisations ayant pour but la défense des femmes travaillant dans le secteur dit informel) a demandé au GLI de coordonner ce programme, qui doit aboutir à une organisation internationale de syndicats et d'autres organisations (associations, coopératives, etc.) regroupant des travailleuses du secteur informel, ainsi qu'à assurer leur représentation internationale et leur participation aux institutions internationales et nationales où elles ont besoin de défendre leurs intérêts. Le programme aura une durée de 3 ans (2000-2002) et un budget de US$ 70’000 par année. Le GLI consacrera environ un tiers de son temps à ce projet.


<em>Projets futurs</em>

Le rapport d'activité de 1998 a constaté le besoin d’un livre sur le mouvement ouvrier international (histoire, structures, politique et activités) et lors de sa réunion du 8 juin 1999 le Conseil de fondation a convenu de la nécessité d’une brochure sur l’avenir du mouvement ouvrier. Bien que les deux projets fassent partie intégrante du mandat du GLI, d’autres priorités qui ont surgi dans le courant de l’année dernière (essentiellement le projet syndicats/ONG et celui du WIEGO) ont empêché le président du GLI de commencer un travail dans cette direction. Les deux projets restent au programme du GLI.

A la demande du Comité régional de l'UITA pour l'Asie et le Pacifique, le président du GLI s’est déclaré d’accord d’écrire l’histoire des activités de IUF de cette région (1961-1991). Bien que le financement de ce projet ne soit pas encore assuré, un travail préliminaire commencera cette année. 

Les projets en cours se poursuivront évidemment cette année. 


<em>Comité consultatif</em>

Les personnes suivantes ont rejoint le Comité consultatif durant l’année écoulée : Mahmoud Ben Romdane, qui enseigne à l’Université de Tunis, est le président d’Amnesty International (Tunisie) et fait partie du Conseil de l’Association Club Mohamed Ali de la Culture Ouvrière de Tunisie (ACMACO); Gérard Fonteneau (France), est un conseiller à la CES, à l’origine membre de la CFDT (Hacuitex) et ultérieurement à la CMT et au BIT, et Werner Thönnessen (Allemagne), à l’origine membre de IG Metall et ancien Secrétaire général adjoint de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM). Thönnessen a fait don au GLI d'une partie de sa bibliothèque (relative aux mouvements socialiste et ouvrier) 

Mario Solórzano Martínez, un fondateur du Parti social-démocrate du Guatemala et son secrétaire général, est décédé d’un arrêt cardiaque le 24 septembre de l’année dernière. Après un exil de quatre ans sous le régime de Lucas García, il avait été candidat du PSD aux élections présidentielles de 1984. Sous la présidence de Serrano Elias il devint Ministre du Travail et fut le premier ministre à démissionner lorsque le président viola l'ordre constitutionnel. Solórzano était aussi Vice-Président de l'Internationale socialiste. En tant que conseiller honoraire de l'Organisation régionale de l'UITA pour l'Amérique latine, il intervint pour défendre les droits des travailleurs lors des conflits de La Mariposa (Pepsico) et des plantations de bananes de Mopá et de Panorama (Del Monte).

La composition actuelle du Comité consultatif se trouve dans l’annexe I.


<em>Conseil de fondation</em>

La composition actuelle du Conseil figure dans l’annexe II.


<em>Secrétariat</em>

Jusqu’à la fin de l999, le GLI a continué de fonctionner avec un seul employé à plein temps (le président du GLI). A partir du 1er janvier 1999, Jeanne Schneuwly a rejoint le secrétariat en tant qu’employée bénévole (deux jours par semaine). Dès le 1er mars, elle sera rétribuée. Elle est suisse, âgée de 62 ans, membre du Syndicat du Service Public (SSP/VPOD) et du Parti Socialiste genevois, et une employée de bureau expérimentée.

Il a été fait l’acquisition en décembre d’un nouvel ordinateur pentium fonctionnant avec le logiciel Word 95 et Sören Söderling a une fois encore donné généreusement de son temps pour l’installer. L’ancien ordinateur (avec un programme Word 6) reste utile pour le traitement de texte.

Oscar et Nora Payuyo ont été responsables du nettoyage et de l'entretien, ont imprimé les documents du GLI et ont pris soin de relever le courrier en l’absence du président.



<em>Rapport financier et Administration</em>

Un compte de pertes et profits, un bilan, le rapport du vérificateur de compte et un budget pour l’an 2000 sont joints au présent rapport. Mme Mariane Grobet-Wellner tient la comptabilité du GLI et M. J.-J. Mermier (CIFISOR S.A.), est chargé de sa révision.

La situation financière s’est améliorée de manière significative : au lieu d’une perte projetée de CHF2’000 (budget 2000), les comptes pour 1999 montrent une recette de CHF5’490.92.

Le budget pour 2000 tient compte du revenu ainsi que des dépenses additionnels liés au projet WIEGO 

<a href="http://www.globallabour.info/fr/GLIB00%28pertes.profits%2C%20bilan99%29.doc">Download file</a>


































										                                                                   <strong>Annexe I</strong>

<em><strong>Conseil consultatif du GLI</strong></em>


Lage Andréasson (Suède)
Mahmoud Ben Romdane (Tunisie)
Daniel Benedict (Canada)
Elaine Bernard (Etats-Unis)
Ela Bhatt (Inde)
Manuel Bonmati Portillo (Espagne)
Christiane Brunner (Suisse)
Patricia Cayo Sexton (Etats-Unis)
Lee Cheuk Yan (Chine/Hong Kong)
Sheila Conroy (Irlande)
Gérard Fonteneau (France)
Angelino Garzon (Colombie)
Susan George (Etats-Unis/France)
Julio Godio (Argentine)
Han Dong Fang (Chine)
Jeff Harrod (Royaume-Uni)
Shoichiro Hatsuoka (Japon)
Walter Kendall (Royaume-Uni)
Birgit Mahnkopf (Allemagne)
Kathini Maloba-Caines (Kenya)
Tony Mazzocchi (Etats-Unis
Vasco Pedrina (Suisse
Susan Schurman (Etats-Unis
Bala Tampoe (Sri Lanka)
Werner Thönnessen (Allemagne
José Maria Zufiaur (Espagne





	                                                                                                                                                                                                                       <strong>AnnexeII</strong>

<em><strong>Conseil de fondation, Mars 2000</strong></em>


Giampiero Alhadeff, Secrétaire général
SOLIDAR
Rue du Commerce 22
B - 1000 Bruxelles
tel.: (+32 2) 500 10 20; fax: (+32 2) 500 10 30
e-mail: solidar@compuserve.com; galhadeff@compuserve.com

Dan Gallin, Président
Global Labour Institute
Avenue Wendt 12
CH-1203 Genève
tel/fax: (+41 22) 344 63 63
e-mail: gli@iprolink.ch

Joëlle Kuntz
Rue de la Filature 21
CH-1227 Carouge
tel./fax: (+41 22) 343 51 85
e-mail: agk@iprolink.ch

Claus Larsen-Jensen, M.P.
Socialdemokratiet
Folketinget
Christiansborg
DK-1240 København K
tel. (+45) 33 37 55 00, fax: (+45) 33 32 85 36
e-mail: sclla@ft.dk

Ron Oswald, Secrétaire général
U.I.T.A.
Rampe du Pont-Rouge 8
CH-1213 Petit-Lancy
tel.: (+41 22) 793 22 33; fax: (+41 22) 793 22 38
e-mail: IUF@iuf.org; ron.oswald@iuf.org

David Spooner, Secrétaire international du WEA
IFWEA Project Office
c/o GMB National College
College Road
GB - Manchester MI6 8BP
tel.: (+44 161) 860 59 52; fax: (+44 161) 862 95 12
e-mail: dave.spooner@mcr1.poptel.org.uk

Victor E. Thorpe
Avenue Albert Lancaster 88A
B - 1180 Bruxelles
tel.: (+32 2)374 98 58; fax: (+32 2) 374 70 12
e-mail: victhorpe@hotmail.com

Aidan White, Secrétaire général
Fédération internationale des journalistes
Rue Royale 266
B - 1210 Bruxelles
tel.: (+32 2) 223 22 65; fax: (+32 2) 219 29 76
e-mail: ifj@pophost.eunet.be





































]]>
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Association pour l&apos;Etude de l&apos;Histoire du Mouvement Ouvrier (CH)</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/2008/12/association_pour_letude_de_lhi.html" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2008:/fr//4.458</id>
   
   <published>2008-12-26T17:09:58Z</published>
   <updated>2008-12-26T17:12:53Z</updated>
   
   <summary></summary>
   <author>
      <name></name>
      
   </author>
         <category term="Histoire" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.globallabour.info/fr/">
      
      <![CDATA[<a href="http://www.aehmo.org">http://www.aehmo.org</a>]]>
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Les deux âmes du socialisme - Hal Draper</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/2008/12/les_deux_ames_du_socialisme_ha.html" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2008:/fr//4.459</id>
   
   <published>2008-12-26T17:23:05Z</published>
   <updated>2008-12-26T17:33:51Z</updated>
   
   <summary></summary>
   <author>
      <name></name>
      
   </author>
         <category term="Socialisme" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.globallabour.info/fr/">
      
      <![CDATA[Edition commentée par <a href="http://www.solidarites.ch">Solidarités</a> (CH). 

Hal Draper défend la thèse qu’il existe un «socialisme par en haut» - social-démocratie étatiste, stalinisme, etc. - qui s’est toujours opposé au «socialisme par en bas», c’est-à-dire à l’auto-émancipation des travailleurs, hommes et femmes. Il illustre cette lecture par de multiples exemples, proposant une «visite guidée» de l’histoire des idées socialistes.

Le texte originel de Draper a été publié en octobre 2008 aux éditions <a href="http://www.syllepse.net">Syllepse,</a> édité par Jean Batou (SolidaritéS) et suivi de plusieurs commentaires contemporains, préparés spécialement pour cette édition, et signés par Michael Albert, Alain Bihr, Diane Lamoureux, Catherine Samary et Murray Smith. Ils reviennent sur les racines sociales du «socialisme par en haut», sur les moyens de promouvoir le «socialisme par en bas», sur les relations entre socialisme et féminisme, etc.


<a href="http://www.globallabour.info/fr/Draper%20%28Les%20deux%20%C3%A2mes%29%20%28%C3%A9d.%20Solidarit%C3%A9s%29.pdf">Download file</a>
]]>
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Syndicalisme de lutte (FR)</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/2008/12/syndicalisme_de_lutte_fr.html" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2008:/fr//4.460</id>
   
   <published>2008-12-31T16:59:31Z</published>
   <updated>2008-12-31T17:01:59Z</updated>
   
   <summary></summary>
   <author>
      <name></name>
      
   </author>
         <category term="Syndicalisme" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.globallabour.info/fr/">
      
      <![CDATA[<a href="http://syndicalisme.wordpress.com">http://syndicalisme.wordpress.com</a>]]>
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Les conditions d&apos;un renouveau du syndicalisme - par Dan Gallin (2009)</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/2009/08/les_conditions_dun_renouveau_d.html" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2009:/fr//4.496</id>
   
   <published>2009-08-28T16:32:34Z</published>
   <updated>2009-08-28T17:05:32Z</updated>
   
   <summary>Intervention à la 16ème session de l&apos;Université d&apos;été de l&apos;Association Club Mohamed Ali de la Culture Ouvrière (ACMACO), à Gammarth (Tunisie), en juillet 2009....</summary>
   <author>
      <name></name>
      
   </author>
         <category term="Mouvement syndical" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.globallabour.info/fr/">
      Intervention à la 16ème session de l&apos;Université d&apos;été de l&apos;Association Club Mohamed Ali de la Culture Ouvrière (ACMACO), à Gammarth (Tunisie), en juillet 2009. 
      <![CDATA[


<em><strong>Les conditions d'un renouveau du syndicalisme </strong></em>

<em><strong>par Dan Gallin. Global Labour Institute</strong></em>


Mesdames, Messieurs,
Cher(e)s Camarades,
Cher(e)s Ami(e)s,

Je suis chargé de vous transmettre les salutations de UNIA, le principal syndicat suisse, qui avec ses 200,000 membres représente à peu près la moitié des effectifs de l'Union syndicale suisse, notre confédération nationale. UNIA est un syndicat interprofessionnel, représenté dans toutes les branches de l'économie privée. 

Je suis également chargé de vous transmettre les salutations du Solifonds, une organisation de solidarité du mouvement ouvrier suisse, porté par l'USS, par le Parti socialiste, par l'Oeuvre suisse d'entraide ouvrière et par dix organisations non gouvernementales actives dans la politique du développement. 

Nous sommes solidaires du travail de l'ACMACO dans tous ses aspects. 

Dans la discussion d'aujourd'hui, je voudrais examiner avec vous la situation actuelle du mouvement syndical dans le monde, surtout dans le contexte de la crise actuelle du système capitaliste, et les conditions d'un renouveau possible de notre mouvement. 

L'événement majeur de ces douze derniers mois est en effet la crise. Entendons-nous bien: il s'agit d'une crise dans un système déjà largement dysfonctionnel, déjà en crise permanente depuis des décennies. 

Dans son rapport à la Conférence internationale du Travail (CIT) de cette année, le Directeur Général du BIT observe: 

"Nous devons bien admettre qu’avant la crise actuelle, lorsque la croissance mondiale était forte, une autre crise sévissait déjà, signalée par des indicateurs qui ne trompent pas concernant l’accès aux produits alimentaires et aux biens publics, la persistance de la pauvreté et de la précarité, l’aggravation des inégalités de revenus et l’affaiblissement des classes moyennes, sur fond de grands déséquilibres sociaux et économiques." – les "classes moyennes" ici sont un euphémisme pour le noyau de la classe ouvrière traditionnelle, c'est à dire les travailleurs avec un emploi stable à plein temps et des rémunérations protégées par des conventions collectives. 

Je passe sur les données qui documentent la faillite du système dans tous les domaines, elles sont de toute façon connues et évoquées d'ailleurs dans l'introduction de cette session. Ce qui est important à retenir, c'est que la crise actuelle arrive dans le cadre d'un système qui de toute façon évolue depuis longtemps au détriment de la grande majorité de la population mondiale et notamment de la classe ouvrière. 

D'autre part, il s'agit d'une crise qui, comme celle des années 1930, a plusieurs dimensions, en fait il s'agit de plusieurs crises convergentes: il y a d'abord la crise financière qui s'est métamorphosée en récession et bientôt sans doute en dépression mondiale; la crise de l'environnement; la crise alimentaire; la crise de l'énergie; la crise sociale créée par les inégalités et la pauvreté croissantes, et, inévitablement, une crise culturelle, idéologique et politique. 

Voyons les conséquences immédiates pour les travailleurs et pour le mouvement ouvrier. 

Pour le BIT, la crise financière est devenue une crise "profonde et généralisée" de l'emploi: "le monde est confronté à la perspective d’une augmentation prolongée du chômage et d’une aggravation de la pauvreté et des inégalités." (résolution de la CIT 2009: Pacte pour l'emploi). Le BIT prédit qu'en 2009 le chômage dépassera son niveau de 2007 par 18 à 30 millions, et par 50 millions si la situation économique s'aggrave, ce qui est probable, pour atteindre un total mondial entre 210 et 239 millions. 

Les conséquences pour le mouvement syndical sont faciles à prévoir: les pressions déjà énormes sur le marché global du travail vont augmenter et l'érosion des effectifs syndicaux va s'accélérer. 

Dans un autre rapport, celui sur les salaires 2008/9, le BIT annonce donc "des temps difficiles pour de nombreux travailleurs": Le rapport poursuit: "Une croissance économique ralentie voire négative, combinée à des prix hautement volatiles (notamment de l'alimentation et de l'énergie – dg), va amputer le salaire réel de nombreux travailleurs, particulièrement les ménages à revenus faibles ou les plus pauvres. … Les tensions sont susceptibles de s’intensifier et le lieu de travail risque de devenir le théâtre de conflits salariaux."

Dans son rapport à la CIT de cette année, le directeur-général du BIT met en garde: " Le sentiment d’injustice monte et alimente les tensions sociales …. Si elle n’est pas maîtrisée, la crise mondiale de l’emploi et de la protection sociale qui touche les familles laborieuses et les communautés locales se transformera en une crise politique bien plus généralisée. Il y a là le ferment d’une récession sociale". 

L'avertissement s'adresse à la classe dirigeante: Somavia leur dit: si vous continuez comme cela, vous risquez une "récession sociale" (1). En effet, la classe ouvrière subit une attaque généralisée contre ses conditions de vie et de travail, directement par les fermetures d'usines, les licenciements, les négociations collectives à la baisse avec chantage à la fermeture, etc. On pourrait s'attendre à une réaction violente. 

Car, en plus, il y a quand même un fait extraordinaire dans cette crise: l'idéologie néo-libérale qui sous-tend le système depuis plus de vingt ans (le "consensus de Washington") est complètement discréditée et les classes dirigeantes sont sur la défensive comme jamais depuis la fin de la deuxième guerre mondiale: L'Etat est appelé à sauver les banques et les entreprises industrielles en difficulté, Keynes est de nouveau à la mode, on commence même à reparler de Marx. 

Quelle belle occasion pour la gauche de prendre sa revanche, ne croyez-vous pas? Or, il ne se passe pas grand'chose à gauche. 

Ce qui frappe dans cette crise, c'est la mollesse de la riposte. Il y a bien des manifestations, comme celles de la CES le 14 mai dernier à Madrid, Bruxelles, Berlin et Prague, et d'autres, qui demandent aux gouvernements – l'expropriation des banques sous contrôle social? Non, vous n'y êtes pas: l'amélioration de l'aide aux chômeurs. Et que l'on ne permette plus aux "excès du capitalisme financier" de "détruire l'économie mondiale". Le radicalisme du vocabulaire cache mal l'indigence du contenu. Dans les quatre villes, 350,000 personnes manifestent. (2)

La CSI, pour sa part, n'organise rien, elle fait du lobbying auprès des gouvernements à l'occasion de leurs réunions (G20, G8, etc.). Les Fédérations syndicales internationales éteignent les incendies dans leurs secteurs comme elles peuvent. 

La FSM, tenue à bout de bras par les communistes grecs, adopte des résolution et organise des manifestations, comme tout le monde. 

Comparons avec ce qui s'est passé au moment de la guerre d'Irak: le 15 février 2003, avant même qu'elle soit déclenchée, plusieurs millions de personnes manifestent dans 600 villes pour s'y opposer, environ 7 millions en Espagne, Italie, Grande Bretagne seulement. Le 22 et 23 mars 2003, après son déclenchement, plus de 10 millions manifestent, dont 250,000 à New York. C'étaient les manifestations les plus grandes de l'histoire du monde. Le mouvement syndical en était, mais pas en première ligne et faiblement représenté. Aujourd'hui, il est directement attaqué, et sa capacité de mobilisation se révèle être dérisoire. 

Qu'en est-il de la gauche politique? Le premier grand test politique après le déclenchement de la crise a été l'élection au Parlement européen de juin 2009. On connaît les résultats: un taux de participation de 43%, c'est à dire un taux d'abstention record; une avancée de la droite y compris de sa frange fasciste, un recul de la gauche, un léger progrès des verts. Ainsi donc, en pleine crise du capitalisme, la gauche recule! Que se passe-t-il? 

Je crois que ce que nous voyons là est un palier significatif d'une évolution politique de la gauche, qui commence après la deuxième guerre mondiale, un processus que certains ont appelé la "dé-socialdémocratisation" de la social-démocratie. Qu'est-ce que cela veut dire?

En premier lieu, le détachement de la social-démocratie de sa base historique, la classe ouvrière, qui déterminait son identité jusque dans l'après-guerre immédiat. C'est le processus qui commence en Allemagne avec le congrès de Bad-Godesberg et qui finit avec le naufrage du "New Labour" et de la "Troisième Voie". On peut évidemment faire valoir que la classe ouvrière a changé et continue à changer, mais elle n'a pas disparu pour autant, et lorsque la social-démocratie s'éloigne de sa base historique (les ouvriers de l'industrie), ce n'est pas pour se rapprocher de la nouvelle classe ouvrière en mutation, des femmes notamment, dans les services, l'informatique, ou encore les emplois précaires, les immigrés, non, c'est pour faire la cour à la classe moyenne salariée supérieure, aux cadres des services publics, de l'enseignement, etc., avec le discours du "modernisme". 

La logique de ce processus, c'est de rendre les partis social-démocrates capables de mener des politiques hostiles à la classe ouvrière, à l'encontre des intérêts de leur base et de leur propre raison d'être historique, et de le faire sans état d'âme, en isolant ou en expulsant les éléments dissidents. 

La "dé-socialdémocratisation" aboutit à la transformation de la social-démocratie en  social-technocratie, très présente dans les institutions internationales, européennes et mondiales.

La crise idéologique actuelle du néo-libéralisme est donc aussi celle de cette social-technocratie qui l'a intériorisé et qui s'est fait son propagandiste, souvent avec l'acharnement du converti et une servilité pénible. La contamination de la gauche par ces éléments est sans doute pour quelque chose dans son incapacité actuelle de répondre à la crise. 

En même temps, certains observateurs parlent de la "social-démocratisation" de la droite conservatrice, c'est à dire un changement de discours qui doit apaiser les craintes soulevées par son programme. 

Cela a commencé avec les conservateurs suédois, dont le chef Fredrik Reinfeldt a gagné les élections de 2006 en promettant de ne pas toucher à "l'Etat providence" (il a en partie tenu parole). Il y a ensuite le cas de Angela Merkel en Allemagne, à laquelle la droite dure reproche d'avoir "social-démocratisé" la CDU à cause de son souci de maintenir un minimum de protection sociale, David Cameron en Grande-Bretagne, jeune premier qui évite les provocations, et Sarkozy, qui s'entoure de transfuges de la gauche et qui dans son discours à la CIT de cette année, après avoir rendu hommage à Albert Thomas, premier DG du BIT, "cette grande figure du socialisme européen, cet ami de Jaurès, qui toute sa vie a voulu dépasser la lutte des classes", lance un appel vibrant pour la réorganisation du monde dans le sens d'un progressisme où des socialistes peuvent se reconnaître. 

Tactique ou stratégie? Peu importe. Les représentants le plus intelligents de la droite ont compris que le discours de la droite dure ne passe plus (voir les élections américaines!) et ont "gauchi" leur discours pour le rendre plus consensuel. 

En termes électoraux, étant donnée la dérive vers la droite de la social-démocratie, c'est une stratégie habile dans la mesure où elle fait hésiter les électeurs entre l'original et la copie. Un électorat confus et démobilisé profite toujours à la droite. Et les partis socialistes "dé-socialdémocratisés" se trouvent coincés par une droite dont ils n'arrivent plus à se démarquer clairement. 

Parmi tous les désastres que cette évolution politique a donné, je veux insister sur un en particulier: l'incapacité de la social-démocratie "dé-socialdémocratisée" d'offrir autre chose que le "marché libre" aux sociétés émergeantes du naufrage du collectivisme bureaucratique stalinien. C'est une des grandes ironies de l'histoire, tragique comme toutes les ironies: au moment même où l'ennemi intime de la social-démocratie, le communisme stalinien, quitte la scène, la social-démocratie elle-même quitte la scène par l'autre porte en tant que force de proposition socialiste, laissant le champ libre à une forme spécialement corrompue et criminelle de capitalisme et aux régimes les plus réactionnaires connus en Europe depuis la disparition des fascismes méditerranéens. 

Que devient le mouvement syndical dans tout cela? Au niveau des appareils internationaux, on ne peut que constater sa co-cooptation dans la social-technocratie, notamment au niveau de la CSI. Son secrétaire général, qui est un ancien fonctionnaire du BIT, a annoncé qu'il souhaitait se retirer au prochain congrès en 2010, pour reprendre une fonction de direction au BIT. En d'autres termes, la CSI a été dirigée depuis sa fondation en 2006 par un secrétaire général dont le plan de carrière personnel est de diriger une institution tripartite et qui donc ne fera rien pour créer des inconvénients à ses futurs mandants, notamment les gouvernements et les employeurs. 

Le bilan intérimaire de la fusion qui a donné naissance à la CSI il y a deux ans et demie, confirme d'ailleurs que le secrétaire général est vraiment l'homme de la situation: la fusion s'est faite sur la base du plus petit dénominateur commun idéologique entre la CISL, déjà largement social-technocratisée, et la CMT, empreinte du corporatisme catholique. Le résultat est une organisation sans histoire, sans identité et sans idéologie, dont l'horizon politique ne dépasse pas les Objectifs du Millénaire des Nations Unies et le "travail décent" du BIT, et qui a en fait intériorisé le tripartisme. On peut considérer que la CSI fonctionne comme une ONG spécialisée dans le domaine du droit du travail au niveau des organisations intergouvernementales. 

Quand à la CES, très intégrée dans l'UE, elle peine même à réagir aux attaques contre les droits syndicaux élémentaires de la Cour européenne de Justice (je parle des quatre arrêts de l'année dernière et de cette année qui tous renforcent les soi-disant "droits" du capital et affaiblissent les droits syndicaux, inimaginables il y a quelques années dans leur arrogance tranquille). Les multiples tendances de la CES (ex-communiste, ex-socialiste, ex-chrétienne, ex-libérale) se confondent elles aussi dans la social-technocratie, et ce n'est pas sur les syndicats se situant autrefois à gauche, trop heureux d'être enfin membres du club, qu'il faut compter pour gêner le consensus.

Ainsi donc, pour la première fois dans son histoire, le mouvement ouvrier n'a pas de référence conceptuelle reconnue et reconnaissable sur un projet de société qui pourrait être le sien. Observons une minute de silence. "Un autre monde est possible?" D'autres le disent à notre place. 

C'est dans ce contexte que la question du renouvellement syndical se pose. Nous connaissons tous le dicton populaire que le poisson pourrit par la tête. Pour ma part, je n'ai jamais entendu que le poisson se renouvelait par la tête. Il faut donc chercher ailleurs. 

Quels sont les espaces politiques disponibles? Un économiste socialiste philippin, Walden Bello, évoque plusieurs scénarios possibles: est-ce que l'intervention des gouvernements va simplement servir à stabiliser le capitalisme et, une fois stabilisé, à le rendre à ses propriétaires, comme si rien ne s'était passé? Allons-nous voir un deuxième round de politiques keynésiennes, avec un compromis négocié entre élites tripartites, éventuellement avec une composante verte? Allons-nous, au contraire, voir un déplacement des centres de pouvoir et de décision dans une direction plus populaire? 

Pour sa part, il considère comme la possibilité la plus probable ce qu'il appelle la "social-démocratie globale", et que moi j'appellerais la social-technocratie globale, c'est à dire un ordre social réformé et un consensus idéologique renforcé pour un capitalisme global moins inégalitaire. 

Ce qui l'incite à privilégier cette perspective, c'est l'élection de Obama à la présidence des Etats-Unis et, en effet, l'élection d'un Afro-Américain avec des antécédents de gauche à la tête de ce qui reste quand même la principale puissance mondiale est le deuxième événement extraordinaire qui définit l'année dernière. 

Obama a été porté à la présidence par un puissant mouvement populaire implicitement de gauche, mais sans objectifs clairement définis, avec une exigence de "changement" mais avec une grande marge d'interprétation sur ce que "changement" veut dire. Obama est un pragmatique dont la spécialité est le management social. Dans ces conditions, il devient le candidat idéal pour  réaliser le projet de "social-démocratie globale". 

Est-ce cela que nous voulons? La "social-démocratie globale" telle qu'elle est définie par Bello peut sembler une option intéressante pour un mouvement ouvrier international démoralisé et désorienté, mais ce n'est qu'une option à court terme. Tant que les relations de pouvoir actuels restent en place, le capital transnational acceptera les réformes sociales et économiques qui lui seraient imposées par ce projet seulement le temps qu'il lui faudra pour se regrouper politiquement, et quand la prochaine crise arrivera il sera mieux armé pour réprimer toute mise en question de son hégémonie. L'expérience actuelle aura servi. 

Il s'agit donc de changer les rapports de pouvoir actuels. Il n'y a personne pour le faire sauf le mouvement syndical, et il est loin de pouvoir assumer cette tâche. Pour le faire, il faut d'abord le mettre en forme, c'est cela que renouvellement veut dire, et c'est un processus douloureux. Pourquoi?

Parce que nous arrivons maintenant dans le domaine où on quitte les Etats et les gouvernements et où on arrive chez nous: en d'autres termes: lorsque nous parlons de renouvellement du mouvement syndical, il ne s'agit que de ce que nous pouvons faire par nous-mêmes, pour nous-mêmes, sans recours à des interventions extérieures, et en prenant toutes les responsabilités. 

Le premier point, c'est que le renouvellement syndicat ne saurait commencer que sur le plan local, au départ. Il n'y a personne sauf vous, là où vous êtes. C'est là où tout commence. 

Je laisse à côté, à dessein, toute discussion sur un programme politique. Ce qui m'intéresse, c'est la reconstruction des organisations, certes, sur une base idéologique qui correspond à nos intérêts. Mais les programmes politiques abondent, il y en a un excellent, la Déclaration de Pékin, élaboré par des ONG et quelques syndicats, allez voir sur: http://casinocrash.org. Le problème, c'est que les meilleurs programmes ne servent à rien si le rapport de force n'y est pas. Or, c'est justement le rapport de forces qui me préoccupe. 

Par où commencer? En premier lieu, il s'agit de reconquérir notre identité. Cela est fondamental, si nous ne savons pas qui nous sommes nous saurons jamais quel est notre but. Pour gagner notre identité, deux démarches sont nécessaires: d'abord, recouvrir notre histoire, il reste beaucoup à faire, ensuite nous donner une idéologie. 

La récupération de l'idéologie est une opération compliquée. Historiquement, le mouvement syndical, dans sa grande majorité, a été socialiste sous une forme ou une autre. Aujourd'hui, dans de nombreux pays, les relations historiques entre syndicats et partis socialistes sont devenus problématiques, à cause de la social-technocratisation des partis. D'autre part, le communisme stalinien, qui s'était présenté à ses administrés comme un mouvement "socialiste", a compromis la notion de socialisme pour au moins une génération, dans les PECOs et ailleurs, partout où il a été dominant ou influent. Cela veut dire que les anciennes relations entre parti et syndicat ne sauraient être ressuscitées, ni sous la forme d'une courroie de transmission (dans un sens ou dans l'autre), ni sous la forme d'alliances clientélistes. 

Néanmoins, le mouvement syndical a besoin d'une dimension politique. Tout ce que nous faisons est politique. Que faire? La meilleure option est sans doute de réinventer le socialisme à partir du mouvement syndical et de gérer le syndicat comme s'il était un parti, même quand nous sommes alliés à un parti. Il y a pas mal de précédents historiques pour une telle option, et pas des moindres. La culture et les expériences du syndicalisme révolutionnaire, français, espagnol, allemand, américain a beaucoup à nous apprendre. 

Une tâche prioritaire et permanente du syndicalisme renouvelé est l'éducation, en particulier avec les méthodes participatives qui ne servent pas seulement à transmettre des connaissances nécessaires mais à apprendre aux membres à se former eux-mêmes et à gérer leur organisation. 

La lutte pour la démocratie, sans conditions ni exclusives, une démocratie radicale,  doit faire partie de notre identité politique: la démocratie est une question de classe. Souvenez-vous que dans les discussions autour de la Première Internationale, Marx incitait les ouvriers à s'organiser "pour gagner la bataille de la démocratie". 

Mais il faut en outre en tirer les conséquences pour nous-mêmes. Un renouveau syndical est impossible sans aborder et résoudre la question de la démocratie à l'intérieur de l'organisation. En effet, la démocratie est non seulement un but mais une méthode, un processus et une culture. Elle doit faire partie de l'identité même de l'organisation syndicale, car la crédibilité d'une organisation dépend de son fonctionnement intérieur. 

Si vous voulez savoir ce qu'il faut penser d'une organisation qui vous promet un monde meilleur, il suffit de regarder comment elle fonctionne à l'intérieur: la société nouvelle qu'elle pourrait peut-être créer sera en tous points semblables à la manière dont elle fonctionne à l'intérieur. 

La démocratie syndicale est enfin une condition de l'indépendance de l'organisation face aux gouvernements et de toute force extérieure qui cherche à instrumentaliser le syndicat pour des buts qui ne sont pas les siens, parce que démocratie veut dire que les membres décident et personne d'autre. 

L'alliance avec les mouvements sociaux est absolument indispensable. C'est un énorme réservoir d'énergies. Ce sont nos alliés: les femmes, les écolos, les militants des droits de homme (qui souvent défendent des syndicalistes). Notre objectif doit être de susciter un vaste mouvement populaire capable d'une action permanente, de longue durée, rassemblant tous ceux qui veulent lutter pour un programme simple: justice et liberté! 

Ensuite la question des droits. Profitons de la défensive du patronat pour récupérer les droits syndicaux partout où nous pouvons. Aux Etats-Unis, Obama est d'accord pour signer un projet de loi qui faciliterait énormément l'organisation syndicale des entreprises en simplifiant les procédures. Espérons que nos amis américains y parviennent (le patronat dépense des millions pour saboter cette loi en criant au communisme). 

La question des droits syndicaux se pose partout, bien évidemment aussi en Tunisie, et ce combat doit être mené partout, des alliances très larges sont possibles et le soutien du BIT nous est acquis. 

L'organisation est une priorité, et ceci surtout dans les domaines où les syndicats étaient peu présents: l'économie informelle, les femmes qui travaillent à domicile, qui vendent dans les marchés, qui ramassent les déchets dans la rue. Elles s'organisent d'ailleurs déjà: en Inde il existe une organisation de femmes auto-employées qui dépasse le  million de membres, la SEWA (Self Employed Women's Organisation), elle n'est pas la seule, il y en a partout. 

Les travailleurs (et travailleuses!) de l'économie informelle représentent actuellement la majorité des travailleurs du monde, une forte majorité dans le Sud global, en moyenne 15% dans les pays industrialisés. Il faut évidemment faire alliance avec ceux (celles) qui sont déjà organisés, aider les syndicats traditionnels qui ont pris en charge le secteur informel. Là aussi il y a des réservoirs d'énergie dont le mouvement syndical ne peut se passer. 

Il ne faut pas non plus être trop respectueux de la propriété privée. Il n'est pas toujours nécessaire d'accepter une fermeture d'usine, surtout quand on sait que l'usine fait des bénéfices et qu'elle est fermée uniquement parce que cela rapporte plus que de la maintenir en activité. En Argentine, de nombreuses usines supposées être en faillite ont été occupées par les travailleurs, puis remises en marche. Il existe maintenant une coordination nationale de ces usines auto-gérées. 

Aux Etats-Unis, à Chicago, en décembre dernier une usine de matériel de construction avait décidé de fermer parce qu'elle ne recevait plus de crédits de sa banque, sans préavis aux travailleurs et sans compensation. Les travailleurs, organisés dans un petit syndicat indépendant, ont occupé l'usine, soutenus par une vague de solidarité des autres syndicats, de la population et des milieux politiques. Au bout d'une semaine d'occupation, la banque a débloqué 2 millions de dollars pour indemniser les travailleurs. L'importance de cette lutte est dans le fait que c'est la première fois qu'une occupation d'usine se produit aux Etats-Unis depuis les années 1930, et qu'elle a donné lieu à des manifestations de solidarité dans tout les pays et même en dehors des Etats-Unis. C'est un exemple qui porte. 

Le syndicalisme rénovateur et militant a besoin de relais internationaux pour échanger des informations et des expériences et, le cas échéant, de se coordonner. Le problème, c'est que les institutions existantes du syndicalisme international peuvent difficilement remplir ce rôle. Tout au plus, certaines fédérations syndicales internationales pourraient donner une aide utile. Il faut donc créer des réseaux internationaux qui répondent aux besoins des rénovateurs. Heureusement, nous vivons dans l'âge de l'internet: en grande partie, ces réseaux existent déjà, et au besoin il n'est pas difficile de compléter le dispositif. 

Je vous remercie de votre attention. 











(1) Depuis ma lecture de Orwell et de sa description de la "Novlangue", je suis intéressé aux usages politiques du vocabulaire et c'est la première fois que je vois apparaître le terme "récession sociale". Qu'est-ce que c'est? Ce n'est évidemment pas une "révolution sociale", nous en sommes loin, ce n'est pas non plus un "soulèvement", ni même de "l'agitation". En somme, ce n'est pas quelque chose que l'on fait, mais quelque chose que l'on subit, mais qui est néanmoins quelquepart menaçant. 

(2) Dans la discussion, un camarade m'a fait remarquer que les manifestations syndicales en France, notamment le 1er mai unitaire réunissant pour une première fois les huit confédérations, et les manifestations qui ont suivi en juin, étaient quand même une démonstration de force.  
]]>
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Un nouveau consensus capitaliste en voie de réalisation - par Walden Bello (2008)</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/2009/09/un_nouveau_consensus_capitalis.html" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2009:/fr//4.499</id>
   
   <published>2009-09-09T16:08:01Z</published>
   <updated>2009-09-09T17:45:40Z</updated>
   
   <summary>Les élites politiques et économiques convergent vers une &quot;social-démocratie globale&quot; comme solution à la crise économique actuelle. Pourtant, nous avons besoin de plus qu’une gestion sociale du capitalisme, argumente Walden Bello: nous devrions aspirer à la libération sociale. Traduction de...</summary>
   <author>
      <name></name>
      
   </author>
         <category term="Mondialisation" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.globallabour.info/fr/">
      <![CDATA[<em>Les élites politiques et économiques convergent vers une "social-démocratie globale" comme solution à la crise économique actuelle. Pourtant, nous avons besoin de plus qu’une gestion sociale du capitalisme, argumente Walden Bello: nous devrions aspirer à la libération sociale. Traduction de Françoise Breault de l'original anglais "The Coming Capitalist Consensus", publié par <a href="http://www.fpif.org">Foreign Policy in Focus </a>(FPIF), un projet de l’Institute for Policy Studies (Institut d’études politique). La version française a paru pour une première fois dans <a href="http://www.pressegauche.org">Presse-toi à gauche!</a> (Québec). 

Walden Bello, professeur de sciences politiques et sociales de l’Université des Philippines (Manille) est membre de l’Institut transnational d’Amsterdam et président de la Coalition : Freedom from Debt, ainsi qu’analyste senior pour Focus on the Global South. Il est également député du parti Akbayan (le parti socialiste) au parlement des Philippines</em>]]>
      <![CDATA[	




Il n’est pas surprenant que la rapide détérioration de l’économie globale combinée avec l’arrivée au pouvoir d’un président des États-Unis afroaméricain libéral ait suscité chez des millions de personnes l’espoir que le monde entre dans une nouvelle ère. Quelques-unes des nominations du président Barack Obama – en particulier l’ex-secrétaire au Trésor, Larry Summers pour présider le Conseil économique national, le chef du Comité de la réserve fédérale de New-York, . Tim Geithner, à la tête du Trésor, et l’ex-maire de Dallas, Ron Kirk comme représentant au commerce – ont certainement suscité quelque scepticisme. Mais l’impression que les vieilles formules néolibérale sont complètement discréditées ont convaincu plusieurs que le nouveau leadership démocratique dans la plus grande économie du monde va rompre avec les politiques fondamentalistes du marché qui ont régné depuis le début des années 80.

Une importante question, naturellement, est jusqu’à quel point cette rupture avec le néolibéralisme sera décisive et définitive. D’autres questions cependant, visent jusqu’au coeur du capitalisme lui-même. Est-ce que la propriété publique. l’intervention et le contrôle sera utilisé simplement pour stabiliser le capitalisme, après quoi ce contrôle sera redonné aux élites corporatives ? Allons-nous voir une deuxième ronde de capitalisme Keynésien, où l’État et les élites corporatives collaborent avec le monde du travail basé sur une politique industrielle, de croissance et de salaires élevés – bien que cette fois avec une dimension verte ? Ou serons-nous témoins du début d’un tournant fondamental dans la propriété et le contrôle de l’économie dans une direction plus citoyenne ? Le système de capitalisme global pose certainement des limites à la réforme, mais en aucun autre temps dans ce dernier demi-siècle, ces limites n’ont paru plus perméables.

Le Président Nicolas Sarkozy de France a déjà énoncé sa position. En déclarant que « le capitalisme du laissez-faire est mort » il a créé un fond stratégique d’investissement de 20 milliards d’euros pour promouvoir l’innovation technologique, garder les industries avancées entre les mains françaises, et sauver des emplois. « Le jour où nous ne bâtirons plus de trains, d’avions, d’automobiles, et de bateaux, que restera-t-il de l’économie française ? » demanda-t-il récemment. « Souvenirs. Je ne ferai pas de la France une simple réserve touristique ». Cette sorte de politique industrielle agressive dirigé en partie dans le but de plaire à la traditionnelle classe ouvrière blanche, peut être rapprochée des politiques d’exclusion et anti-immigration avec lesquelles le Président français a été associé.


<em><strong>La social-démocratie globale</strong></em>

Un nouveau Keynésisme national s’accordant aux vues de Sarkozy, n’est cependant pas la seule alternative disponible aux élites globales. Étant donné le besoin de légitimé globale pour promouvoir leurs intérêts dans un monde où la balance du pouvoir est déplacé vers le Sud, les élites occidentales doivent rendre plus attrayante une social-démocratie européenne et un « New Deal » libéral qu’on pourrait nommer « social-démocratie globale » ou SDG.

Même avant le plein déploiement de la crise financière, les partisans de la SDG avaient déjà avancé cette position comme une alternative à la globalisation néolibérale en réponse aux stresses et tensions provoquées par cette dernière. Une personnalité associée à cette alternative, est le premier ministre britannique Gordon Brown, qui avait orchestré la réponse européenne à l’effondrement financier par une nationalisation partielle des banques. Largement reconnu comme le parrain du programme « Make Poverty History » (« Reléguons la pauvreté à l’histoire ») au Royaume-Uni, Brown pendant qu'il était encore chancelier, a proposé ce qu’il a appelé une « alliance capitaliste » entre le marché et les institutions de l’État qui reproduirait au niveau global ce que, disait-il, Franklin Roosevelt avait fait pour l’économie nationale : « garantir les bénéfices du marché pendant qu’on en dompte les excès » Ce doit être un système, a poursuivi Brown, « qui intègre tous les bénéfices du marché global, et de la fluidité des capitaux, minimise le risque de rupture, maximise les chances pour tous, dont celles des plus vulnérables – en résumé la restauration du bien public et de hautes valeurs dans l’économie internationale. »

Dans l’articulation de ce discours sur la social-démocratie globale, un groupe hétérogène s’est joint à Brown, dont, parmi d’autres, l’économiste Jeffrey Sachs, George Soros, ex-secrétaire général Kofi Annan, le sociologue David Held, le « prix Nobel » Joseph Stiglitz, et même Bill Gates. Il y a, évidement, des différences dans les positions de ces personnes, mais l’orientation des perspectives est la même : proposer un ordre social réformé et revitaliser un consensus idéologique pour le capitalisme global.

Voici quelques-une des propositions-clés avancées par les partisans de la SDG :
La globalisation est essentiellement bénéfique pour le monde ; les néolibéraux ont simplement échoué dans le travail de la gestion et de sa vente au public; Il est urgent de sauver la globalisation d’entre les mains des néolibéraux parce que la globalisation est réversible et en fait, est possiblement dans le processus d’être renversé ; La croissance et l’équité peuvent entrer en conflit, et dans ce cas, on doit prioriser l’équité ; Le libre-échange peut, en fait, ne pas être bénéfique à long terme et peut laisser dans la pauvreté la majorité ; aussi c’est important pour les accords commerciaux d’être subordonnés aux conditions sociales et environnementales ; L’unilatéralisme doit être évité et une réforme fondamentale des institutions multilatérales et des accords doivent être entrepris – un processus qui peut impliquer la suppression ou la neutralisation de quelques-uns, comme, dans le cadre de l’OMC, l’Accord sur les droits des propriétés intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) ; L’intégration sociale globale, ou la réduction des inégalités à l’intérieur et entre les pays, doit accompagner l’intégration du marché global. La dette globale des pays en voie de développement doit être annulée ou drastiquement réduite, de façon à ce que les épargnes locales puissent être utilisées pour stimuler l’économie locale et de là, contribuer à la reflation globale. La dégradation de la pauvreté et de l’environnement sont si sévères qu’un programme massif d’aide, un « Plan Marshall » du Nord au Sud doit être établi à l’intérieur du cadre des « Objectifs de développement du millénaire » ; Une « deuxième révolution verte » doit être lancée, spécialement en Afrique, à travers l’adoption généralisée de semences génétiquement modifiées.  D’importants investissements doivent être consacrés pour diriger l’économie globale vers des sentiers plus soutenables au niveau de l’environnement, avec le gouvernement dans le rôle de leader (Keynesisme vert ou Capitalisme vert »); L’action militaire pour résoudre les problèmes doit être subordonnée à la diplomatie et d’un « soft power » bien que l’intervention militaire humanitaire dans des situations de génocide doit être maintenue.


<em><strong>Les limites de la social-démocratie globale</strong></em>

La social-démocratie globale n’a pas reçu beaucoup de critiques, peut-être parce que plusieurs progressistes sont encore en train de se battre dans la dernière guerre, c’est-à-dire contre le néolibéralisme. Une critique est urgente et pas seulement parce que la SDG est vraisemblablement le successeur du néolibéralisme. Plus important, bien que la SDG a quelques éléments positifs, elle comporte comme le modèle de la vieille social-démocratie Keynsesienne, un nombre de traits problématiques.

Une critique peut commencer par souligner les problèmes avec quatre des éléments de la perspective SDG.

<strong>Premièrement</strong>, la SDG partage le biais du néolibéralisme pour la globalisation, se différenciant principalement par la promesse de promouvoir une globalisation meilleure que celle des néolibéraux. Cela équivaut à dire cependant, qu’en ajoutant simplement la dimension de « l’intégration sociale globale », un processus intrinsèquement socialement et écologiquement destructeur et perturbateur peut être digestible et acceptable. La SDG prend pour acquis que la population veut réellement faire partie d’une économie globale et fonctionnellement intégrée où les frontières entre le national et l’international sont disparues. Mais en fait, les gens ne préfèrent-ils pas faire partie d’économies soumises au contrôle local et sont ne sont-ils pas rebutés par les flous de l’économie internationale ? En réalité, la trajectoire descendante actuelle des économies interconnectées confirme la validité d’une des principales critiques du processus de globalisation par le mouvement antiglobalisation.

<strong>Deuxièmement</strong>, la SDG partage la préférence du néolibéralisme pour le marché comme principal mécanisme de production, de distribution et de consommation, se différenciant principalement en préconisant l’intervention de l’État pour régler les échecs du marché. La sorte de globalisation que le monde a besoin, selon Jeffrey Sachs, dans son livre <em>The End of Poverty</em>, (La fin de la pauvreté), passe par le « harnachement....du pouvoir remarquable du commerce et de l’investissement tout en reconnaissant, corrigeant et compensant ses limites par une action collective. » Cela est très différent de dire que les citoyens et la société civile doivent prendre les décisions économiques importantes et que le marché, comme la bureaucratie de l’État, est seulement un mécanisme pour mettre en oeuvre les décisions prises démocratiquement.

<strong>Troisièmement</strong>, la SDG est un projet technocratique, avec des experts concevant et forçant des réformes par le haut sur la société au lieu d’être un projet participatif où les initiatives sont proposées du bas vers le haut.

<strong>Quatrièmement</strong>, la SDG, tout en critiquant le néolibéralisme, accepte le cadre du capitalisme de monopole, qui profite fondamentalement des profits tirés de la plus value du travail par l’exploitation, qui va de crise en crise du à ses tendances intrinsèques vers la surproduction, et qui tend à pousser l’environnement à ses limites dans la recherche de profits. Tout comme le Keynesisme traditionnel dans l’arène nationale, la SDG recherche dans l’arène globale un nouveau compromis de classe qui serait accompagné par de nouvelles méthodes pour contenir ou minimiser la tendance vers les crises du capitalisme. Tout comme la vieille social-démocratie et le New-Deal ont stabilisé le capitalisme national, la fonction historique de la social-démocratie globale serait de minimiser les contradictions du capitalisme global contemporain et de le relégitimer après la crise et le chaos laissés par le néolibéralisme. SDG relève, à sa racine, de la gestion sociale.

Obama a le talent pour établir des ponts entre les discours politiques différents. Il est aussi une « table rase » en ce qui concerne l’économie. Comme Franklin Roosevelt, il n’est pas lié par les formules de l’ancien régime. Il est un pragmatique dont le critère-clé est le succès de la gestion sociale. Comme tel, il se trouve dans une position unique pour diriger cet ambitieux programme réformiste.


<em><strong>La gauche doit se réveiller</strong></em>

Pendant que les progressistes étaient pleinement engagés dans la guerre contre le néolibéralisme, la réflexion réformiste s’élaborait dans les cercles plus critiques de l’establishment. Cette réflexion est sur le point de devenir politique, et les progressistes doivent redoubler de travail pour s’impliquer. Ce n’est pas seulement une question de passer de la critique à des solutions. Le défi est de dépasser les limites de l’imagination politique progressiste imposée par l’agressivité du défi néolibéral des années 1980, combiné à l’effondrement des régimes socialistes bureaucratiques dans les années 1990. Les progressistes devraient courageusement aspirer une fois de plus à un modèle d’organisation sociale qui vise à l’égalité et au contrôle démocratiquement participatif de l’économie nationale et de l’économie globale comme pré-requis pour une liberté collective et individuelle.
Tout comme le vieux régime Keynesien d’après-guerre, la social-démocratie globale vise la gestion sociale. En contraste, la perspective progressiste vise la libération sociale.
 
. 
]]>
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Le socialisme de gauche en Europe entre les deux guerres - Michel Dreyfus</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/2010/01/le_socialisme_de_gauche_en_eur.html" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2010:/fr//4.512</id>
   
   <published>2010-01-31T18:18:39Z</published>
   <updated>2010-01-31T18:48:18Z</updated>
   
   <summary>Un probléme d&apos;ordinateur (que nous essayons de résoudre) nous empêche de reproduire cet article ici pour l&apos;instant. Mais vous le trouverez sur le site de La Bataille socialiste: http://bataillesocialiste.wordpress.com - aller sur &quot;auteurs&quot;, ensuite sur &quot;dreyfus&quot;....</summary>
   <author>
      <name></name>
      
   </author>
         <category term="Mouvement socialiste" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.globallabour.info/fr/">
      <![CDATA[Un probléme d'ordinateur (que nous essayons de résoudre) nous empêche de reproduire cet article ici pour l'instant. Mais vous le trouverez sur le site de <em>La Bataille socialiste:</em>
<a href="http://bataillesocialiste.wordpress.com ">http://bataillesocialiste.wordpress.com </a>- aller sur "auteurs", ensuite sur "dreyfus". ]]>
      
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Une nouvelle offensive syndicale en faveur des droits des travailleurs est nécessaire! - par Paul Rechsteiner (2009)</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/2010/02/une_nouvelle_offensive_syndica.html" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2010:/fr//4.513</id>
   
   <published>2010-02-05T16:37:14Z</published>
   <updated>2010-02-05T16:43:38Z</updated>
   
   <summary></summary>
   <author>
      <name></name>
      
   </author>
         <category term="Europe" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.globallabour.info/fr/">
      
      <![CDATA[<em><strong>Conférence tenue à Olten le 17 janvier 2009</strong></em>

<em><strong>Une nouvelle offensive syndicale en faveur des droits des travailleurs est nécessaire! 
Exposé de Paul Rechsteiner, président de l' Union Syndicale Suisse</strong></em>


I.

Quelle est la signification des quatre nouveaux jugements (Viking/Laval/Rüffert/Luxembourg) de la Cour de justice des communautés européennes (CJCE)? Tout bien considéré, ils induisent un changement fondamental du projet européen.

Les traités de base de la CE/UE étaient des contrats économiques visant à mettre en place un marché intérieur. Ils ne contenaient que peu de règles relatives au droit du travail, à l’exception de celles garantissant la non-discrimination comme condition à la libre circulation des personnes.

Avec ses nouveaux jugements, la CJCE change, en tant qu’instance supérieure européenne, entièrement les bases sur lesquelles les Etats, le public et les syndicats s’appuyaient, à savoir le fait que les dispositions relatives au droit du travail dépendent des règles nationales, conventions collectives de travail comprises. Jusqu’à présent, il allait de soi que les Etats édictent des règles et des normes sociales valables pour toutes les personnes travaillant dans le pays pour protéger les salaires et les conditions de travail. Il allait également de soi que les syndicats concluent des CCT; avec le même impact. Les seules conditions à l’échelle européenne étaient et sont la non-discrimination. Tant que le principe de non-discrimination était respecté, l’UE ne s’occupait ni des CCT, ni des conflits sociaux ou des soumissions. Les travailleurs et leurs syndicats disposaient du droit incontesté de défendre leurs salaires et leurs conventions collectives de travail, si nécessaire avec des actions de lutte syndicale.
Tout cela est appelé à changer suite au jugement de la CJCE. Les libertés du marché intérieur sont placées au-dessus de tout. A la base, les décisions visent à favoriser les libertés du commerce par rapport aux droits des travailleurs, ces libertés devenant un droit fondamental supérieur, passant pratiquement avant la constitution. Ce faisant, la CJCE a légitimé le projet, qui avait échoué politiquement avec Bolkestein.

Cette reformulation politiquement non légitime des bases de l’intégration par la cour de justice constitue, de fait, une usurpation de compétences, usurpation particulièrement dangereuse, puisque l’UE ne connaît pas d’instance supérieure à la CJCE.

Economiquement, les jugements déclenchent une stratégie de pression systématique sur les salaires. Il ne s’agit en effet pas d’autre chose que de dumping salarial institutionnalisé si

a) le niveau des salaires et les conditions de travail sur place (lieu de destination) ne sont plus déterminants;

b) la restriction de la liberté commerciale par des normes sociales (CCT, lois etc.) n’est acceptée que si elle ne gêne pas les libertés du marché intérieur;

c) les mesures de lutte syndicale contre les baisses salariales et la pression sur les salaires, mesures visant donc à défendre les conditions de vie, ne sont autorisées que si elles ne gênent pas la liberté commerciale.

Cette «radicalisation néolibérale des libertés du marché intérieur» (Scharpf) à l’encontre des acquis sociaux considérés comme allant de soi constitue une régression par rapport à tout ce qui prévalait jusqu’à présent dans le projet européen. Introduite par la jurisprudence, elle est soustraite à toute influence démocratique.

Les libertés du marché intérieur sont ainsi transformées en armes de la politique néolibérale permettant de faire pression sur les salaires et de détruire les acquis sociaux. 

Les nouveaux jugements de la CJCE constituent donc une attaque contre les salaires et les syndicats, ayant les mêmes conséquences que le néo-libéralisme institué par Ronald Reagan et Margaret Thatcher. Et ce, juste au moment où l’on constate l’échec du néo-libéralisme et du monétarisme à l’échelon mondial et où tout le monde devrait avoir compris les effets de la politique de baisse systématique des salaires réels poursuivie aux Etats-Unis ces 25 dernières années. Si les gens ne gagnent pas suffisamment d’argent pour pouvoir en vivre, les crédits hypothécaires et les prêts pour financer les études s’avèrent inutiles à long terme.

La stratégie politique visant à faire pression sur les salaires est suicidaire, tant pour l’économie nationale et pour la société qu’au plan social.


II.

Pour comprendre ce qui se passe en ce moment, il faut remonter aux débuts du capitalisme au 19e siècle. Pendant la deuxième moitié du 19e siècle, l’exploitation des masses populaires a débouché sur de premières restrictions fondées sur le droit du travail et sur la création de syndicats comme organisations d’entraide des travailleurs. Chaque loi sociale, chaque norme du droit du travail, du bannissement du travail des enfants à la limitation de la journée de travail, et surtout les règles salariales ont dû être imposées contre les libertés du marché. Les dispositions du droit du travail constituent toujours une restriction des libertés du marché. Le travail humain n’est pas une marchandise.

Ce sont exactement les mêmes questions fondamentales qui nous occupent aujourd’hui. De tout temps, les travailleurs ont dû être protégés par le droit du travail et des normes de protection sociale face aux libertés économiques. La remise en question de cet état de fait compromettrait tous les acquis des mouvements sociaux, des mouvements des travailleurs et de l’Etat social. Un tel capitalisme nous ramène tout droit à la barbarie.


III.

Vu la très grande portée de ces jugements ainsi que la faible réaction et la perplexité de la CES, nous avons décidé, l’été dernier (2008), de faire contrepoids, même si cela peut paraître audacieux de vouloir faire bouger les choses à l’échelon européen en tant que syndicat suisse. Etant néanmoins membre du mouvement syndical européen (et de la CES) et vu que l’évolution dans l’UE (de fait et par le biais des accords bilatéraux) se répercute inévitablement sur la Suisse, nous nous sommes résolus à agir.

Les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes que nous avons réussi à imposer se basent sur le principe que les conditions de travail en Suisse («sur place») sont déterminantes. Les travaux effectués en Suisse doivent être rémunérés par des salaires suisses. La défense de ce principe contre des attaques internes (p. ex. la proposition du Conseil fédéral d’accepter le principe du « lieu de provenance » au lieu de celui du « lieu de destination »l pour les conditions de travail dans un projet de nouvelle loi sur les marchés publics) et externes (p. ex. la pression de l’UE sur l’annonce préalable de 8 jours dans notre loi sur les travailleurs détachés) fait partie de la conception des mesures d’accompagnement. 
Le comité de l’USS a adopté un document de synthèse le 3 septembre 2008 pour «renforcer les droits des travailleurs en Europe» à l’attention du séminaire annuel des dirigeants des syndicats européens, qui s’est tenu à la fin septembre 2008 à Londres, et du comité de la CES d’octobre 2008. Le document présentait une brève analyse de la situation après les jugements de la CJCE et justifiait la revendication envers la CES de reprendre de manière offensive le principe du «salaire égal pour le même travail au même endroit» et de faire pression sur les institutions de l’UE sur cette base. De manière similaire à la stratégie couronnée de succès de l’USS qui avait été fixée lors du congrès de Davos en 1998, nous avons proposé de conditionner le soutien du mouvement syndical européen au processus de développement du marché intérieur au respect des droits des travailleurs. Pour ce faire, une stratégie européenne et une stratégie nationale devraient être élaborées. De plus, nous avons proposé de défendre de manière offensive les dispositions nationales visant à protéger les employés contre la logique défavorable aux travailleurs des nouveaux jugements de la CJCE.

Nous savions certes qu’il ne serait pas facile d’inciter la CES à s’occuper de ce sujet, et les expériences réalisées depuis ont montré concrètement à quel point il est difficile d’élaborer une stratégie efficace pour défendre les droits des travailleurs à l’échelon européen. Le fait que l’actualité brûlante de la crise financière et économique ait relégué tout le reste au second plan n’explique qu’en partie ces difficultés. En effet, c’est surtout le fonctionnement de la CES qui explique le résultat intermédiaire peu satisfaisant de nos efforts.

Les difficultés ont commencé par le refus du secrétaire général actuel de la CES d’accepter le document et de le mettre à l’ordre du jour (ce qui suscite des questions quant au fonctionnement de la CES et est en tout cas mauvais signe pour ce qui est de la transparence de la démocratie syndicale à cet échelon). Même si nous avons pu faire face à cette obstruction en transmettant directement la traduction du document de synthèse aux organisations syndicales des autres pays européens, nous avons toujours dû lutter jusqu’à présent pour que ce sujet, pourtant central pour les syndicats européens, soit abordé.

Les expériences réalisées lors des discussions sur les questions suscitées par le document de synthèse nous rendent tout aussi perplexes. Bien que les réactions des organisations syndicales de divers pays et surtout des internationales des branches aient été très positives et que nous ayons été activement soutenu, notamment par les dirigeants des grands syndicats allemands, nous attendons toujours une réaction adéquate de la part du secrétariat compétent de la CES. Des lettres formulées diplomatiquement sous forme de prière à l’attention des présidences de l’UE et de la Commission européenne ne sauraient constituer une réaction appropriée face au défi historique qui se pose aux syndicats européens.


IV.

Après trois à quatre mois, nous pouvons au moins identifier une série d’obstacles, dans le cadre d’un genre de bilan intermédiaire, qui empêchent une politique syndicale offensive à l’échelon de la CES. On note notamment des pièges au niveau des arguments qui paralysent les syndicats et qui doivent être abordés ouvertement afin que les syndicats retrouvent leur capacité d’agir. 

Un premier piège est l’aveuglement quant à la portée du changement résultant des jugements de la CJCE. Si l’on qualifie ces jugements «d’accidents» (dans le sens que des accidents arrivent dans la vie et dans la jurisprudence), on donne l’impression que la vie continuera comme avant après ces jugements, ce qui est faux. Ou si les premiers commentaires de la CES critiquent les jugements tout en saluant le fait que la CJCE ait reconnu le droit de grève, ces commentaires trompent sur le véritable caractère des jugements, lesquels ne constituent pas une avancée, mais un bond en arrière historique. La CJCE ne s’est pas occupée du droit de grève pour lui conférer un poids particulier à l’échelon européen, mais pour restreindre massivement ce droit fondamental, à savoir pour le soumettre aux libertés du marché intérieur. Aucune stratégie syndicale offensive contre cette attaque frontale contre les droits des travailleurs (et des syndicats) en Europe n’est possible, si cet aveuglement face aux jugements persiste. Il faut également combattre une illusion répandue non seulement auprès d’une partie de la gauche, mais aussi d’une partie des syndicats, que tout ce qui est placé à l’échelon européen constitue un progrès. (Le contraire serait évidemment tout aussi faux; il faut toujours procéder à une analyse concrète de la situation).

Un deuxième piège est la crainte, que l’on retrouve dans de nombreuses discussions à l’échelon européen, qu’une politique offensive des syndicats pour conditionner le soutien du processus d’intégration par le marché intérieur au respect des valeurs sociales, favorise le populisme de droite et le nationalisme. Cette crainte est infondée rien que du fait que des syndicats n’étant ni disposés, ni en mesure de défendre les intérêts de leurs membres là où ils travaillent, habitent et vivent, perdent toute raison d’être. Si quelque chose favorise le populisme de droite et le nationalisme, c’est bien un projet de marché intérieur d’inspiration néolibérale radicale, ne respectant d’aucune manière les valeurs sociales, et non pas la critique de cette évolution antisociale. La politique syndicale doit viser à défendre activement les valeurs sociales, également dans le cadre du processus d’intégration. Le fait de ne pas enjoliver la réalité constitue la base de toute politique syndicale crédible et consciente de sa force.

Le troisième piège au niveau des arguments n’est apparu qu’au cours des discussions menées ces derniers mois. La proposition de s’accorder sur le slogan « A travail égal, salaire égal » ou du moins sur un mot d’ordre contre le dumping salarial et social, en lien avec la défense des droits des travailleurs, pour mener une campagne européenne offensive de protection des travailleurs a été combattue par le secrétaire général de la CES avec le soutien de la présidente. Un des arguments du secrétaire général était qu’un tel mot d’ordre risquait de diviser l’Europe syndicale, les syndicats d’Europe de l’Est, à savoir leurs membres, étant indirectement rendus responsables du dumping social. Selon cette interprétation, la défense du niveau plus élevé des salaires dans les pays d’Europe de l’Ouest serait dirigée contre la population des nouveaux pays membres de l’UE. 

Il s’agit là peut être du principal piège, car il montre que la compréhension la plus élémentaire des principes de la migration fait souvent défaut dans la perspective syndicale ou que ces principes ont été oubliés. Pourquoi les Italiens ou les Espagnols sont-ils venus travailler en Suisse ou en Allemagne? Pas pour toucher des salaires équivalents à ceux qu’ils touchaient en Italie du Sud ou en Espagne du Sud tout de même! Et si un ouvrier polonais travaille en Allemagne, ce n’est quand même pas pour gagner un salaire polonais. La défense des salaires et des conditions de travail locaux n’est pas que dans l’intérêt des salariés des pays dits à hauts salaires, mais aussi dans celui des migrants provenant de pays dans lesquels les salaires sont inférieurs. La défense du niveau local des salaires liée à une politique de non-discrimination constitue la base commune d’une représentation efficace des intérêts des salariés dans les conditions de la libre circulation des personnes avec des pays et des régions disposant de niveau de salaires différents.

Le fait que les procédures ayant conduit aux nouveaux jugements de la CJCE n’aient pas été lancées par les travailleurs est d’ailleurs éloquent. Les procédures visaient toutes à défendre les intérêts de l’économie et du patronat des pays à hauts salaires, et ce dans la ferme intention de faire pression sur les salaires. Nous connaissons parfaitement ce genre de situation en Suisse.


V. 

Que faire?

Il ne peut y avoir que des réponses politiques au défi néolibéral posé par les nouveaux jugements de la CJCE. Pour que des réponses politiques efficaces puissent être apportées, les syndicats doivent définir des positions claires et mener des campagnes appropriées. Il faut donc faire avancer les discussions à l’échelon de la CES, malgré l’ambivalence des expériences faites jusqu’à présent. Les questions qui nous préoccupent et les intérêts des salariés qui sont menacés actuellement sont trop importants pour être confiés au fonctionnement bureaucratique des appareils. 

Pour que les choses changent, le débat doit aussi être mené au sein des syndicatset des confédérations des divers pays européens. En tant que mouvement social, les syndicats doivent instituer la défense des salaires et des conditions de travail locaux (au lieu de destination) comme base inaliénable du travail syndical. 

Un Syndicalisme  qui entend être un mouvement à la base aussi dans les questions européennes peut et doit veiller à ce que le mouvement syndical européen abandonne enfin son statut subalterne dans le projet européen et bénéficie du respect nécessaire en vue du défi de taille qui l’attend pour défendre les intérêts des travailleurs. 


VI.

L’offensive pour défendre les salaires contre la pression et le dumping doit enfin être mise en rapport avec les autres campagnes en faveur des droits sociaux. En font partie, tant la campagne en faveur d’un salaire minimum que celle pour les droits syndicaux, à savoir le droit de se syndiquer et d’être syndicalement actif. 

Aux Etats-Unis, Barack Obama a notamment été élu grâce à sa promesse de renforcer les droits syndicaux par le EFCA («Employee Free Choice Act»). C’est l’affaiblissement historique des syndicats et du droit de se syndiquer pendant l’ère néolibérale en place depuis Ronald Reagan qui a permis la stagnation, voire la baisse, des salaires réels des personnes actives. Le renforcement des droits collectifs est la clé d’une évolution plus sociale. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si le EFCA était la raison ayant poussé Walmart à investir massivement dans la campagne contre Barack Obama. 

Sauf erreur, la capacité des syndicats européens à élaborer une réponse offensive et convaincante à la radicalisation néolibérale du projet européen provoquée par les jugements de la CJCE constitue une question clé, non seulement pour les salariés et les syndicats en Europe, mais aussi pour l’évolution même du projet européen. 


]]>
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Il manque un Nuremberg du stalinisme - Dan Gallin (1997)</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/2010/02/il_faut_un_nuremberg_du_stalin.html" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2010:/fr//4.518</id>
   
   <published>2010-02-24T15:18:35Z</published>
   <updated>2010-02-24T15:20:56Z</updated>
   
   <summary></summary>
   <author>
      <name></name>
      
   </author>
         <category term="Stalinisme" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.globallabour.info/fr/">
      
      <![CDATA[<a href="http://www.globallabour.info/fr/Nuremberg%20du%20stalinisme.mht">Download file</a>
]]>
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Fil Rouge - par Dan Gallin (2009)</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/2010/02/fil_rouge_par_dan_gallin_2009.html" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2010:/fr//4.519</id>
   
   <published>2010-02-28T19:13:59Z</published>
   <updated>2010-02-28T19:20:02Z</updated>
   
   <summary></summary>
   <author>
      <name></name>
      
   </author>
         <category term="Ressources" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.globallabour.info/fr/">
      
      <![CDATA[ 
<em><strong>GALLIN Dan
Fil rouge. Expériences et écrits sur le syndicalisme international
Collège du Travail, 2009, illustré, 272 pages.</strong></em>

Prix de lancement : chf 25 (+ frais de port)
Prix dès le 1er mars 2010 : chf 33 (+ frais de port) 

Dan Gallin livre ici son expérience militante et professionnelle de "syndicaliste international". Fil rouge s'ouvre sur deux entretiens qui retracent ses combats pour développer des organisations et des luttes syndicales à même de répondre à l'internationalisation du capitalisme, dans le cas notamment de Coca-Cola. Plusieurs textes illustrent l'importance que revêt aux yeux de l'auteur – pour les militants syndicalistes d'aujourd'hui et de demain –, la connaissance des luttes de leurs prédécesseurs, donc l'histoire du mouvement ouvrier où sont leurs racines; la connaissance également du socialisme comme forme supérieure de la démocratie, comme antidote aux régressions autoritaires et xénophobes à la Blocher. Gallin rappelle en outre le rôle crucial des combats syndicaux menés par les femmes, hier et aujourd'hui, parfois contre leurs camarades masculins, dans l'économie "formelle", mais plus encore dans l'"informelle" qui menace, au nord comme au sud, d'aboutir à la domination sans partage d'un capitalisme de la précarité. 

L'ouvrage frappe par la force des convictions de son auteur, alliées à une passion démocratique radicale doublée d'une constante exigence d'honnêteté et de rigueur intellectuelles. Il montre à la fois comment l'avidité d'une minorité rend notre monde redoutable, mais il fournit également des sources d'inspiration en soulignant l'audace et le courage présidant aux combats de tant de femmes et d'hommes d'une exemplaire générosité, animés par un sens de la solidarité qui donne des raisons d'espérer. A la condition, encore et toujours, de savoir analyser notre monde, d'oser la lutte dérangeante et de savoir s'unir pour braver la violence multiforme des oppresseurs. Avec pour enjeu notre dignité individuelle et collective.

<a href="http://www.collegedutravail.ch">Collège du Travail</a> 



 
  © Collège du Travail 
  
]]>
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Comment l&apos;obtenir</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/2010/03/comment_lobtenir.html" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2010:/fr//4.520</id>
   
   <published>2010-03-04T15:25:11Z</published>
   <updated>2010-03-04T15:28:22Z</updated>
   
   <summary></summary>
   <author>
      <name></name>
      
   </author>
         <category term="Fil Rouge" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.globallabour.info/fr/">
      
      <![CDATA[<a href="http://www.globallabour.info/fr/Fil%20Rouge%20%28bon%20de%20commande%29.pdf">Download file</a>
]]>
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Critiques, Commentaires</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/2010/03/critiques_commentaires.html" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2010:/fr//4.521</id>
   
   <published>2010-03-04T15:31:45Z</published>
   <updated>2010-03-06T16:14:50Z</updated>
   
   <summary></summary>
   <author>
      <name></name>
      
   </author>
         <category term="Fil Rouge" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.globallabour.info/fr/">
      
      <![CDATA[    
<em><strong>Le combat syndical à l’échelle internationale

Sur la difficulté d'être l'interlocuteur du capitalisme mondialisé: un recueil de textes de Dan Gallin </strong></em>

<em>par André Gavillet,  Domaine Public n° 1851, 3 janvier 2010</em>



Les multinationales jouent, faisant tourner le planisphère, de la diversité des sites; elles localisent et délocalisent. Au siège, l’état-major de direction prend les décisions stratégiques et centralise les bénéfices ou les investit sur place. Le souci d’efficacité voudrait que les syndicats s’organisent symétriquement. D’une part le terrain, celui des conventions collectives négociées; d’autre part, en interlocuteurs de la holding, les questions générales. Mais ce schéma est théorique. Si le capital accepte (non sans réticences, selon les lieux de production) la discussion des conditions de travail, il ne tolère pas que soit contestée sa planification. 
 
Le syndicalisme international face aux structures concentrées du capitalisme est un contre-pouvoir nécessaire, mais difficile. Dan Gallin s’y est consacré pendant trente ans. Dans un ouvrage édité avec goût et grand soin par le Collège du travail, il présente son combat et ses expériences: Fil rouge. Expériences et écrits sur le syndicalisme international, 2009. 
 
<em><strong>Formation</strong></em> 

Toute société offre, pour accéder aux postes de responsabilité, une échelle sociale et un cheminement éprouvé. Mais ce parcours correct émousse l’inventivité. D’où l’apport précieux de ceux qui ont eu à connaître et à choisir d’autres cultures. Dan Gallin est de ceux-là. Ce qui justifie quelques repères biographiques. 
 
Les enfants de diplomate sont contraints de subir le nomadisme de la fonction paternelle. Le père de Dan Gallin représentait la Roumanie comme consul général d’abord à Lwow (Pologne), puis à Hambourg, et enfin à Berlin en 1940. Mais pour que son fils n’ait pas à subir une éducation sous influence nazie, il l’inscrivit dans une école française et catholique, quoique sa famille fût de religion orthodoxe et sa mère de culture allemande. En fin de compte, mieux valait fuir l’Allemagne. En 1943, ses parents choisirent Le Rosey, l’internat rollois où furent (sont) formés les enfants de la haute société européenne et orientale. Dan Gallin dit y avoir reçu une éducation «pointue». Puis, rejoignant les filières traditionnelles, il prépara à Lausanne à l’Ecole Lémania une maturité fédérale. Attiré, hors programme, par le surréalisme et le trotskisme. 
 
Boursier de l’Université du Kansas, il bourlingue aux USA qu’il parcourt… en autostop, et entre en contact avec une branche du trotskisme, l’ISL (Independent Socialist League). Ce qui lui vaudra d’être repéré par le FBI. Son visa échu et non prolongé, il rentre à Genève «chez ses parents», adhère au parti socialiste suisse, après avoir écarté l’idée de faire une carrière politique. Le mouvement syndical, en revanche, offre de manière plus directe des possibilités d’action face au capitalisme. Après quelques contestations et l’achèvement de ses études de sociologie, il devient secrétaire de l’UITA (Union internationale des travailleurs de l’alimentation). Il s’y consacre entièrement, y apportant et son originalité hors des cheminements battus et son réalisme. 
 
<em><strong>Les sigles et les grandes victoires </strong></em>

Qui, lisant un ouvrage scientifique ou politique, n’a pas eu recours occasionnellement à la table des sigles? Mais pour suivre l’histoire du syndicalisme international, il faut s’avancer dans une jungle de majuscules et savoir distinguer le CESA du CES, ou la CISC de la CISL, quand ce n’est pas la CIA, elle, universellement connue. Ce jeu de sigles a un sens, il traduit la guerre des centrales. D’abord, reflet de la guerre froide, l’opposition entre les appareils d’obédience soviétique et les syndicats libres, mais encore il traduit la méfiance des Américains envers les syndicats qui, en Amérique latine notamment, sont surveillés par la CIA.  On lit aussi dans les sigles la volonté de Bruxelles de soutenir des syndicats qui seront les interlocuteurs privilégiés de la Commission européenne. Et dans ces luttes de pouvoir des appuis sont décisifs, par exemple celui des syndicats nord-américains des bouchers, des boulangers. 
 
Mais l’alimentation a vu se constituer des géants de la production et de la distribution. L’UITA fut amenée à les affronter pour défendre l’existence de syndicats locaux. Des batailles furent gagnées parce que ces multinationales étaient mondialement connues sous leur nom, porteur de leur publicité – Coca-Cola, Nestlé – et donc exposées à une détérioration d’image. Les plus belles victoires furent celles où joua la solidarité syndicale. A citer, celle remportée sur Nestlé qui voulait la dissolution d’un syndicat au Pérou et qui céda sous la menace d’une grève illimitée dans son usine-phare de fabrication de lait en poudre… en Nouvelle-Zélande. 
 
L’UITA ne négocie pas directement mais veille à ce que les droits syndicaux soient respectés. A l’interne, il faut s’assurer que les décisions sont prises démocratiquement, que les femmes sont associées aux décisions. Dans ce combat, le syndicalisme international peut aussi s’appuyer sur l’OIT (Organisation internationale du travail) qui, issue des Nations Unies, veille par le droit international à faire respecter la dignité des travailleurs. 
 
<em><strong>Quel socialisme? </strong></em>

En décembre 2000, répondant à un tous-ménages de Christoph Blocher, Dan Gallin publie un essai Qu’est-ce que le socialisme? Il parut dans Domaine Public et fut encarté dans Le Temps. 

Les simplismes blochériens consistaient à affirmer que le socialisme était essentiellement liberticide, de la même famille que le fascisme ou le stalinisme.  Il était nécessaire de corriger les erreurs de fait, voire les contre-sens dans l’interprétation des textes cités. 

Mais à l’occasion de cette rectification, au sens fort du terme, Dan Gallin rend hommage aux socialistes qui ont inspiré son propre engagement. Notamment à ces hommes, tel Victor Serge, qui eurent, avec un courage intellectuel exceptionnel, à faire front contre le stalinisme, et contre l’ordre capitaliste. Les Mémoires d’un révolutionnaire de Victor Serge demeurent un témoignage capital de cet engagement. Quelque chose de cet esprit, et libertaire et organisationnel, se retrouve, trace trotskiste, chez Gallin. On pourrait la définir: une intransigeance non sectaire.




La reproduction de cet article est autorisée et gratuite, mais selon les modalités du présent contrat Creative Commons: activer un lien vers la page ou citer l'URL de celle-ci, <a href="http://www.domainepublic.ch/files/articles/html/10270.shtml ">http://www.domainepublic.ch/files/articles/html/10270.shtml </a>- Merci

Domaine Public: <a href="http://www.domainepublic.ch">http://www.domainepublic.ch</a>








<em><strong>Prolétaires de tous les pays...</strong></em>

<em>par Romain Felli, Pages de Gauche, No. 85 (Mars 2010)</em>


C’est une riche idée qu’a eu le Collège du Travail à Genève de rassembler et d’éditer une vingtaine de textes de Dan Gallin couvrant ses écrits sur le syndicalisme international au cours des trente dernières années. Le livre a été fort bien édité et illustré, ce qui rend sa lecture particulièrement agréable.

Les lecteurs et lectrices de Pages de gauche pourront retrouver dans cet ouvrage la prose de celui qui est membre du comité de notre association et contributeur régulier dans ces pages. Les textes rassemblées comportent deux longues interview sur le travail de Gallin en tant que secrétaire général de l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation (UITA), une des principales organisations syndicales internationales. Il y revient notamment sur une des célèbres actions de l’UITA qui avait été l’organisation d’un boycott international de Coca-Cola pour forcer la firme américaine à mettre fin aux assassinats de syndicalistes au Guatemala et à y reconnaître le syndicat. Dan traite également des enjeux actuels du syndicalisme international, notamment en lien avec les transformations de la classe ouvrière (informalisation du travail, féminisation, etc.) et du capitalisme.

Les autres textes portent sur l’histoire du mouvement ouvrier au XXème siècle dans une perspective social-démocrate que l’on peut qualifier de « socialisme démocratique du troisième camp » (ni dans le camp du capitalisme, ni dans celui du stalinisme, mais dans celui de la classe ouvrière). On y retrouvera notamment la réponse très documentée (publiée à l’époque par Domaine public) que Gallin avait faite au pamphlet anti-socialiste de Christoph Blocher. Ses rappels sur l’histoire du mouvement ouvrier et du parti socialiste suisse en particulier sont extrêmement utiles. 

Gallin a le grand mérite de combiner à la fois une connaissance érudite de l’histoire et de la théorie du mouvement ouvrier avec un engagement syndical de longue durée et donc une connaissance concrète des situations des travailleuses et travailleurs à travers le monde. Il nous rappelle à cet égard la nécessité permanente pour le mouvement syndical comme pour le parti socialiste de connaître sa propre histoire et surtout de former ses militant-e-s et ses cadres. Cet ouvrage est assurément une contribution de première qualité à une telle entreprise d’éducation socialiste.


Dan Gallin, Fil rouge. Expériences et écrits sur le syndicalisme international, Genève, Collège du Travail, 2009.

]]>
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Les trois flèches - Dan Gallin (2010)</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.globallabour.info/fr/2010/03/les_trois_fleches_dan_gallin_2.html" />
   <id>tag:www.globallabour.info,2010:/fr//4.522</id>
   
   <published>2010-03-05T15:36:57Z</published>
   <updated>2010-03-05T15:39:37Z</updated>
   
   <summary></summary>
   <author>
      <name></name>
      
   </author>
         <category term="Mouvement socialiste" scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" />
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.globallabour.info/fr/">
      
      <![CDATA[<em><strong>Les trois flèches</strong></em>,

<em>par Dan Gallin </em>


Le symbole du Cercle d'Olten sont trois flèches dans un cercle. Qu'est-ce qu'elles représentent?

L'affrontement avec le fascisme donne naissance, côté socialiste, à un signe de ralliement: les trois flèches. Ce symbole de combat a été conçu en 1932 par Serge Tchakhotine et Carlo Mierendoff pour la Eiserne Front (Front d'airain) allemande. 

La Eiserne Front était une coalition d'organisations paramilitaires anti-nazies créée en 1931 par le SPD, le Zentrum catholique, le Parti démocrate et d'autres. Le SPD disposait déjà de sa propre organisation paramilitaire, le Reichsbanner Schwarz-Rot-Gold. 

Tchakhotine était un menchévik exilé en Allemagne au milieu des années 1920 où il travaille pour les syndicats et met ses connaissances de psychologue et propagandiste au service de la social-démocratie. Lorsque Hitler prend le pouvoir en 1933 il passe au Danemark pour continuer la lutte, avant de passer en France au printemps de 1934. On le trouve alors, surnommé "Docteur Flamme", aux côtés de Marceau Pivert, dans la mise en scène des meetings et des films de la SFIO. Il est l'auteur du livre Le viol des foules par la propagande politique (1939), où il analyse les méthodes de  propagande nazie et comment la contrer. 

Carlo Mierendorff, militant du Reichsbanner et de la  Eiserne Front, était le plus jeune député social-démocrate élu en 1930. Arrêté en 1933, il fut détenu dans différents camps de concentration jusqu'en 1938, quand il fut relâché à condition de s'abstenir de toute activité politique. Mierendorff rejoignit alors la résistance et devint un des principaux hommes de liaison de la résistance socialiste avec la résistance militaire. Il fut tué en décembre 1943 par une bombe lors d'une attaque de l'aviation alliée sur Leipzig. 

On a attribué différentes significations au symbole des trois flèches. En fait, elles étaient surtout un symbole conçu pour barrer la croix gammée des Nazis sur les murs: trois gros traits, de droite à gauche, de haut en bas, simple, direct et rapide, idéal pour la bataille de propagande dans les rues. C'est là leur vraie signification. 

Elles ont beaucoup servi dans l'Allemagne des années 1930 quand l'opposition militante socialiste et démocratique pouvait encore se battre, mais aussi dans la résistance. Très rapidement, dès 1932, les trois flèches ont été adoptées par les socialistes autrichiens. Réduits à l'illégalité après la guerre civile perdue en 1934, la gauche de la social-démocratie, réorganisée dans la résistance comme "Socialistes Révolutionnaires", utilise les trois flèches dans ses publications clandestines. A la libération en 1945, le SPÖ reconstitué les adopte comme son insigne officiel, en ajoutant le cercle, symbole de l'unité du mouvement. 

En France, la Fédération de la Seine de la SFIO, où domine la Gauche révolutionnaire de Marceau Pivert, adopte les trois flèches dès 1934. A partir de 1936, elles signent les affiches, les tracts et l'essentiel du matériel de propagande diffusé par la SFIO, essentiellement dans la fédération de la Seine et par les Jeunesses socialistes. A la libération, en 1944, la direction de la SFIO tente d'imposer un nouveau symbole: le bonnet phrygien (déjà utilisé par les radicaux et, par ailleurs, par le Parti du Travail suisse). Mais cette  proposition ne passe pas. Face à la résistance des militants, surtout dans la Fédération de la Seine, le parti décide de revenir aux trois flèches, qui resteront le symbole de la SFIO et disparaîtront avec elle en 1969. 

Le SPD allemand, et un peu plus tard le SPÖ autrichien, ont abandonné les trois flèches pour les remplacer par le logo le plus plat qu soit: les trois lettres de leur acronyme. Le PS français s'est efforcé d'inventer un nouveau logo (le poing et la rose) qui a eu un succès même international, puis l'a laissé tomber. Le poing était-il trop agressif? La rose trop rouge? 

Quoi qu'il en soit: quant à nous, socialistes de gauche, nous honorons la mémoire du socialisme combattant des Socialistes Révolutionnaires autrichiens, de la résistance socialiste allemande, de la Gauche révolutionnaire de la SFIO. qui tiennent lieu de tant d'autres. Nous leur rendons hommage en adoptant les trois flèches comme notre symbole. 

Et, camarades: si vous voyez quelque part, sur un mur ou ailleurs, un symbole fasciste, croix celtique, crois gammée ou autre, n'hésitez pas à le barrer de trois gros traits, de droite à gauche, de haut en bas.



<em>Ecrit pour le Cercle d'Olten, groupement des socialistes de gauche membres du PS suisse (<a href="http://www.socialism.ch">http://www.socialism.ch</a>), dont les trois flèches sont le logo.</em> 




]]>
   </content>
</entry>

</feed>
